A la croisée des Graphes

Du Social Graph en passant par l’Interest Graph jusqu’au Location Graph

Il ya un certain moment que je m’interroge sur les notions de graphes, leurs complémentarités et leur potentiel d’exploitation. Ce billet est autant un questionnement qu’une réflexion et j’invite chacun à venir enrichir le sujet.

 

Comment j’appréhende le Social Graph ?

Dans une perspective business, je vois le Social Graph comme la capacité via une personne de pouvoir diffuser/consulter un flux (informations, contenus, promotions….) à son cercle social et interagir à partir de celui-ci.

Facebook a rendu populaire et prégnant cette notion de Social Graph via la mise en place de l’Open Graph sur les sites tiers. Aujourd’hui, Facebook est d’ailleurs le service web le plus utilisé, car le plus aisé, afin de travailler autour du graphe social de l’individu.

Nombre d’entreprises (et notamment de start-up) se basent sur le Social Graph de l’individu comme sésame pour de la recommandation débouchant sur une action ( demande de renseignement, utilisation, achat….). Même si les concurrents comme Google tentent d’imposer leur modèle (+1), il est probable que le taux d’adoption n’atteigne pas une masse critique.

 

La recommandation au centre du système des graphes

Mon analyse actuelle des usages du web me fait penser que le système et les comportements sont plus complexes (du moins plus évolués).

Étant avant tout un utilisateur, j’essaie toujours d’avoir une approche « user centric ».

Le consommateur-internaute actuel dans une situation de recherche d’informations quelconque (produit ou service…) procède d’un cheminement non linéaire (l’essence même de la structuration du web) et indéfini (multi-recherches dans le temps, dans l’espace….).

La recommandation sur internet (et sur l’Internet mobile) étant perçue et évalué comme un levier fort de business pour les marques, il est intéressant de pouvoir l’appréhender sous l’ensemble de ses dimensions.

 

3 dimensions de la recommandation

 

J’identifie, pour ma part, 3 dimensions dans la recommandation entre internautes.

  • D’une part, la recommandation sociale basée sur le Social Graph : c’est certainement le recommandation avec le taux de confiance le plus élevé (« j’écoute plus un ami qu’un internaute lambda »).
  • L’interest Graph, à savoir les connexions de l’internaute sur un centre d’intérêt bien particulier. Chaque internaute dispose, selon la volumétrie de ses propres intérêts, un interest graph plus ou moins fournie (chaque branche représentant un intérêt). Bien que certains services soient construits avec cette prise en compte de l’interest Graph (Quora est un bon exemple : je suis des sujets et des questions et par extension des contributeurs ayant le même intérêt que moi), le déploiement opérationnel de ce graphe fait encore défaut sur nombre de services.
  • La 3eme dimension est le location Graph. Les usages en situation de mobilité explosant, les données géolocalisées croissent de façon exponentielle. La recommandation sur un lieu est aujourd’hui une donnée importante pour un utilisateur en situation de mobilité.

 

Dans la présentation qui suit, je tente de modéliser schématiquement comment peuvent se connecter les différents graphes. J’ai tendance à penser qu’un des enjeux majeurs du web d’aujourd’hui et de demain, c’est d’optimiser le croisement de ces graphes pour identifier des données types induisant des comportements, usages spécifiques…. Le chantier est énorme !

 

 

 

 

Analyse de la valeur des graphes

Aujourd’hui, le graphe social de l’individu est sans nul doute l’élément représentant le plus de valeur pour les marketeux et pour les individus (internautes-mobinautes) eux-mêmes. Nous en sommes qu’aux balbutiements de l’exploitation du Location Graph et de l’Interest Graph. D’autre part, mon analyse part nécessairement aujourd’hui du Social Graph. peut-être que demain, le Location Graph prendra le pas (tout dépendra des usages).

Ma vision des graphes centrée sur la recommandation est sûrement parcellaire (d’autres usages sont possibles) et je vous invite une nouvelle fois à enrichir, à proposer votre avis contradictoire et critique sur ce sujet qu’est « la croisée des graphes ».

Plyce, du ludique au business

Vous connaissez Plyce ? L’application mobile de géolocalisation sociale sortie en avril 2010, permettant de partager les meilleures adresses, de gagner des points et des médailles et de retrouver ses amis. La start-up française crée par Martin Destagnol, était initialement conçu comme alternative à Foursquare ou Gowalla.

Conscient de la forte concurrence outre Atlantique et sûrement peu sûr de son business model, Plyce a décidé de se repositionner en changeant le service de façon radicale : exit la couche sociale où l’on retrouve ses amis ; fini aussi la dimension ludique où l’on gagne des badges virtuels récompensant notre fidélité. Plyce devient une application utilisant la technologie de géolocalisation et référençant les bons plans (réductions, promotions…) à proximité de l’utilisateur.

Fusion avec Promogaïa

Plyce s’est adjoint les services de Promogaïa, une application proposant des bons en plans en géolocalisé. Plyce a donc lancé sa nouvelle application la semaine dernière avec une offre assez pléthorique : 30 000 bons plans dans 30 000 points de vente différents.
La qualité et la quantité des offres devraient permettre à Plyce de faire décoller le nombre de téléchargements. Mieux, Plyce passe d’un business model peu évident à un système de rémunération négocié avec les enseignes. Plyce compte donc sur les offres de lancement (deals avec Gap et Hertz notamment) pour acquérir une base importante d’utilisateurs. Vraisemblablement, Plyce tire aujourd’hui ses revenus d’un pourcentage prélevé sur les bons plans débloqués par les utilisateurs. Plyce a donc tout intérêt à proposer des offres séduisantes qui transforment au maximum sur de l’achat.

Un système simple… et sécurisé

Mon tempérament un brin curieux, je n’ai pas attendu avant de tester. Étant dans un centre commercial, j’ai lancé l’app qui me proposait pas loin de 3 offres à moins de 100 mètres. L’offre H&M a particulièrement retenu mon attention : 10€ en carte cadeau pour 3 passages (en effectuant un check-in dans un point de vente H&M)

Lors de votre check-in, vous devez prendre une photo afin de bien prouver que vous vous trouvez effectivement dans un point de vente H&M. La validation a posteriori de votre localisation par les équipes de Plyce permet de repérer les éventuels fraudeurs.

Le système instauré par Plyce convient notamment aux enseignes disposant de nombreux points de vente. En l’espèce, l’offre fonctionne dans les 140 H&M présents sur le territoire français.

Verdict ?

Foursquare et maintenant Facebook Places via les Deals positionné sur le Social Shopping, les dirigeants de Plycce savaient que les perspectives de l’app en V1 seraient limitées. En délaissant le côté ludique et la couche sociale (la popssibilité de retrouver ses amis), Plyce se positionne sur un modèle éminemment connu (les bons plans) et y ajoute une couche technologique pour proposer un service attrayant pour les consommateurs. S’affranchissant également du module de commentaires et des freins des commerçants liés aux commentaires négatifs (gestionde l’e-reputation), Plyce lève le maximum de barrières à l’achat.

Du Social Game au Geo-location business service, Plyce semble avoir trouvé un business model..et un public captif :  « quand l’aspect ludique se meurt au profit de l’utilité » ou « que le geek ne représente pas une monnaie assez forte face au consommateur« . Souhaitons bonne chance à Plyce pour cette renaissance !

Come on Deals !!!

L’actualité Social Media de la semaine est marqué par le lancement en Europe de Facebook Deals. Deals, c’est un service permettant aux enseignes de générer des coupons à destination de leurs clients ou propects basé sur les fonctionnalités de Facebook Places.

Séance de rattrapage

Les coupons

Partenaires du lancement

Mc Donald’s est sûrement l’enseigne bénéficiant de la plus large courverture médiatique sur le lancement de Deals en France. Outre l’ouverture pour l’occasion de la page Facebook McDonald’s France, la marque de Ronald a également lancé un programme de fidélisation via les coupons Facebook.

En l’espèce,  McDonald’s propose une gratuité sur des clients fidèles (3 check-in) dans environ 450 restaurants en France (1/3 des enseignes).

L’interface assez simple de Facebook Places permet de bien valoriser les coupons.L’interface se met à jour en temps réel afin de donner à l’utilisateur l’objectif à atteindre afin de bénéficier de l’offre.

Autre initiative intéressante à souligner : le bon plan à stocks limités. Cette offre limitée dans le temps est orchestré par l’enseigne de prêt à porter Bonobo Jeans qui surfe sur le lancement des Deals pour créer l’événement dans ses boutiques et faire profiter ses clients d’offres spéciales. Et quelles offres !! Les 1000 premiers à se checker en magasin se verront offrir un jean ainsi que  – 20% à valoir sur leurs achats.

Au total, ce sont 7 partenaires qui ont la primeur du lancement de Deals en France : SFR, BNP Paribas, Bonobo Jeans, Benetton, l’Olympique de Marseille et la Fédération française de football.

Mécénat

Le Charity Deals est à mettre au compte de Benetton. Le groupe italien a décidé de reverser 2€ par check-in à l’association  Architecture for Humanity et ce, pendant 1 mois au sein des 3000 points de vente à travers l’Italie, la France, l’Espagne, l’Allemagne ou encore la Grande Bretagne.

La suite ?

Il est fort à parier que Facebook Deals va démocratiser d’une part l’usage des services de géolocalisation, et d’autre part les « incentives » commerciales basées sur les coupons. Toutes les marques, enseignes, boulangeries, boucheries…. pourront bientôt profiter de cette opportunité d' »hyperlocal marketing interactif« .

A suivre…

Sources :

Le Figaro

Les Inspecteurs Anonymes du guide Michelin à l’heure du Social Media

Le Guide Michelin avec la sélection des restaurants et l’attribution d’étoiles aux meilleures tables du monde entier, vous connaissez ?
Et vous savez sûrement que les personnes chargées de noter les  hôtels et restaurants sont des inspecteurs anonymes plus communément appelés « clients mystères ».

Les inspecteurs anonymes du guide Michelin  aux US ont décidé de livrer quelques-uns de leur précieux conseils à destination de clients d’hôtels et de restaurants américains.

Des tips d’experts sur Foursquare

Michelin propose donc aux clients des restaurants étoilés et autres bonnes adresses de Chicago, San Francisco ou New York de recevoir directement sur leur app Foursquare des tips concernant le lieu qu’ils visitent. L’inspecteur anonyme de New York conseille de commander un dessert spécifique au restaurant The Modern (au MoMA) :
« Don’t miss the chocolate cart at the end of your meal. The pastry chef is truly outstanding at this element »

Cette somme de petits tuyaux divulgués par les inspecteurs du Guide Michelin permet au client de découvrir la curiosité d’une carte de restaurant ou la singularité de la vue d’une chambre d’hôtel.

Les Inspecteurs Anonymes poursuivent l’interaction sur Twitter

En effet, vous pouvez suivre les tribulations des inspecteurs anonymes de Michelin. Mieux, chaque ville possède son propre compte Twitter.

Ainsi, vous pouvez tenter de démasquer l’inspecteur anonyme de Chicago, New York ou encore SF.

Guide Michelin, entre démarche locale et interactions

Je trouve très intéressante la démarche de Michelin de démystifier l’inspecteur anonyme tout en gardant une part de secret. La démarche spécifique par ville renforce la dimension de recommandation ainsi que la proximité entre l’inspecteur et les Twitterers.
La méthode Michelin, connue et reconnue depuis des décennies, se diffuse à l’ère du Social Media en se basant sur 3 notions : géolocalisation, interactions, recommandations.

Si vous souhaitez connaitre l’histoire des Inspecteurs Anonymes de chez Michelin ainsi que la méthode, je vous invite à lire ce mini e-book en cliquant sur l’image ci-dessous.

Safeway + PepsiCo = Foursquare

La start-up Foursquare teste actuellement une optimisation de son concept. Depuis son lancement en mars 2009, le réseau social basé sur la géolocalisation a intégré la dimension business via les « customers rewards », des offres pour gratifier les nouveaux clients ou récompenser les clients fidèles.

Le site de vente en ligne de produits alimentaire et d’épicerie Safeway a lancé un programme pilote avec le géant des soft drinks PepsiCo basé sur des récompenses à chaque check-in sur Foursquare.

Comment ça marche ?

En clair, les clients de Safeway lient leur carte fidélité Vons Club (programme de fidélité de Safeway et des boutiques Vons) à leur compte Foursquare. Ils ont immédiatement accès à des réductions ou gratuités sur des produits Pepsi.

Les membres peuvent également automatiser leur check-in et débloquer des réductions à chaque achat en ligne.

Des coupons…matérialisés !

La vrai révolution est que Foursquare développe des coupons print pour les clients des points de vente Vons. Les membres du programme de fidélité utilisant Foursquare peuvent donc imprimer des bons de réductions personnalisés et les utiliser en point de vente.

Une utilisation marketing des données des membres

Atttention, les badges parlent !!! Quand vous débloquez le Gym Rat badge ou le Pizzaiolo badge, vous communiquez que vous martyrisez les barres de muscu de la salle de sport et que vous avez goûté toutes les Regina des pizzerias de votre ville!!!

Imaginez ce que peut donner en terme de connaissance client :  les données d’une carte fidélité (comportement de consommation) associées aux données utilisateur de Foursquare (hobbies…).

Un pas de plus vers la personnalisation de l’offre grâce à une connaissance client accrue. Un point de vente Vons peut aisément proposer des réductions sur des packs de Vitamin Water ou de Burn à un client sportif ayant débloqué le Gym Rat badge et consommant des boissons énergétiques (selon sa carte de fidélité).

Les nouveau programme de Foursquare permettrait même de pouvoir gérer des offres promotionnelles en géolocalisé suite à des checkin dans des lieux.
Je m’explique : je vais faire un cours de gym à la salle de sport de mon quartier et donc me localise sur le lieu. Foursquare peut me proposer à ce moment là une réduction sur un pack de St Yorre (boisson excellente pour la récupération sportive) dans le supermarché voisin.

Le nouveau programme Foursquare semble se baser sur une idée forte :
Créer de nouvelles expériences utilisateurs en proposant des gratifications et réductions selon les activités des membres du réseau social. Les potentialités sont immenses…

Sources :

Mashable

Soon : les Check-in deals de Facebook Places

La  rumeur enfle depuis ces dernières heures aux US : Facebook serait en beta test sur des fonctionnalités business de son application Places. Selon AllFacebook, Facebook serait notamment en train de tester une offre « 1 produit offert pour un check-in avec 3 amis taggés » avec une sélection de partenaires.

La firme de Palo Alto est plutôt discrète à ce sujet et ne souhaite pas commenter les fuites qui se propagent sur les blogs Social Media aux US. AllFacebook a récupéré un e-mail envoyé par Facebook à un beta testeur de Chek-in Deals.

Il est à noter que Facebook emploie le terme de « followers » pour désigner les personnes suivant un lieu. Selon tout vraisemblance, Facebook proposera aux business des statistiques et une interface de monitoring de leur deals.

L’analyse

A mon sens, Facebook suit bien sa feuille de route. Après avoir démocratisé les usages de la géolocalisation ( ou plûtot diffusé au plus grand nombre) sur le news feed de ses 500 Millions de membres, Facebook s’apprête à lancer une fonctionnalité business pour que les point de ventes, commerces… locaux puissent bénéficier de la puissance et de la viralité du réseau social.

Jusqu’à présent, les principales critiques émises au sujet des services de géolocalisation comme Foursquare, Gowalla, Loopt ou bien sûr Facebook Places est le déficit d’incentives liés à de la localisation dans différents endroits. Pour en avoir parlé au niveau local avec des utilisateurs de Foursquare, il est vrai que beaucoup se lassent de n’avoir que la dimension ludique (badges, mayorships) comme objectif. Facebook Places for deals cumule l’ensemble des pré-requis pour devenir une succes story : les business (même les petits commerces) sont déjà sur Facebook et tissent quotidiennement des relations avec leur communauté respective. Une nouvelle fonctionnalité destinée à recruter ou fidéliser des clients via des offres spéciales sera un levier supplémentaire d’engagement auprès des clients et de développement business.

Ce qui paraît aujourd’hui incontournable, c’est la croissante utilisation du social graph de l’utilisateur pour viraliser des deals.
Prenons un exemple. Une boulangerie lance un « check-in deal » pour l’épiphanie : « Une  frangipane offerte pour tout check-in où 5 de vos amis sont taggués ». Vous conviendrez qu’il y a peu de chances que les 5 amis de l’utilisateur soient présents dans la boulangerie. Et c’est par ce « biais » (double sens) que les commerces vont pouvoir développer du bouche à oreille en hyperlocal.

La mécanique est simple : un ami à moi se checke dans la dite boulangerie de mon quartier en me tagguant. Je suis averti par un message Facebook et ma localisation apparaît dans ma news feed. Je suis alors informé de l’existence du deal et peut moi- même en profiter en me localisant en tagguant 5 amis dans cette fameuse boulangerie.
Je ne souhaite pas développer les potentiels dangers que peuvent soulever ce genre de deals au niveau de la gestion de la vie privée des utilisateurs mais il convient de dire que ces dispositifs présentent certains risques de rejet (accès aux données du profil, localisation on souhaitée).

Un peu de patience alors, le service sera disponible vraisemblablement sous peu aux US et dans quelques mois (comme toujours) en France. Les usages sont à inventer et je suis persuadé que nous serons prochainement étonnés de la créativité de certains dispositifs (et des deals) proposés par des commerces. A suivre !

Sources :
ReadWriteWeb
AllFacebook

Placecast, les SMS au service de la promotion géolocalisé

L’opérateur mobile britannique O2 a recemment developpé un partenariat avec le service Placecast afin de proposer des solutions de marketing mobile utilisant les technologies de géolocalisation de l’individu.

Placecast est une société ayant développé une plateforme et des applications permettant de diffuser des contenus (promotions, informations…) géolocalisés.

Le système se base sur l’opt-in du mobinaute. Les abonnés de 02 ont déclaré un intérêt par un secteur d’activités (mode, voiture, high tech…) et donc sont disposés à recevoir des informations et promotions de la part d’acteurs de ces secteurs. Les sociétés, marques et commerces adhérant au programme O2/Placecast proposent des contenus et promotions envoyés aux mobinautes opt-in à proximité d’un point de vente partenaire.

Starbucks et l’Oréal, beta testeurs

Il n’est pas rare de voir Starbucks tester des dispositifs novateurs pour renforcer l’expérience de consommation. Starbucks propose donc aux Londoniens ayant déclaré un intérêt pour la thématique « alimentation/boisson » -50% à valoir dans les Starbucks Coffe à proximité.



L’Oréal met en avant ses produits capillaires en envoyant des SMS aux utilisateurs mobiles  O2 intéressés par les produits de beauté. Les abonnés concernés passant à proximité d’un pointde vente diffusant des produits   l’Oréal reçoivent un SMS avec une offre promotionnelle « 1 produit acheté = 1 produit gratuit sur tout la gamme capillaire L’Oréal ».

Les intérêts du système

Ce système de SMS géolocalisé est vraiment qualitatif. Basé sur l’opt-in (permission marketing), le système envoie des SMS à un public potentiellement intéressé par les produits/services et en situation potentielle d’achat. De plus, le système régule la volumétrie d’envoi avec un capping réglé à 1 envoi par jour.

La puissance potentielle du système est à souligner : 02 compte plus de 22 millions d’abonnés en Grande Bretagne. Les marques ont la possibilité de pouvoir toucher des cibles spécifiques massivement avec un message personnalisé. Nous pouvons penser que selon la CSP, l’âge, le sexe et d’autres critères socio-démographiques, la marque émettrice adapte son message voire son offre promotionelle.

Ray Conway, Starbucks UK & Ireland’s director of Consumer Packaged Goods, explique les raisons de l’adhésion de Starbucks au programme :
« Notre expérience de pionnier dans le Social Media nous a appris que les clients souhaitent trouver les Starbucks coffe avec des nouvelles manières. Nous sommes fiers d’être l’une des premières compagnies en Grande Bretagne à utiliser cette nouvelle technologie qui offre des promotions aux consommateurs proches de boutiques et de nos coffee shops »

Placecast, les chiffres parlent pour la start-up

La start-up californienne (tiens, c’est bizarre!!!) peut se targuer d’avoir réussi son lancement outre Atalantique.
Fin 2009, Placecast a mis en place un dispositif pilote auprès de 3 types de commerces différents. Les résultats sont très convaincants :
– 65% des consommateurs ayant reçu un SMS ou un MMS sur le programme pilote ont fait un achat dans le point de vente émetteur
– 59% trouve le système de SMS géolocalisés « cool and innovative ».

Plus d’infos sur ce dispositif pilote ici.

On comprend pourquoi Placecast a déjà levé 12 M$ en 2 tours de table !!!

Présentation du système Placecast

Le marketing mobile utilisant les technologies de géolocalisation n’en est qu’à ses balbutiements. Les récents exemples de Foursquare ou de Shopkick sont autant d’indicateurs annonçant une croissance exponentielle de ce marché dans les 3 ans à venir. A suivre donc!

Sources :
VentureBeat
StreetInsider
Mashable