Safeway + PepsiCo = Foursquare

La start-up Foursquare teste actuellement une optimisation de son concept. Depuis son lancement en mars 2009, le réseau social basé sur la géolocalisation a intégré la dimension business via les « customers rewards », des offres pour gratifier les nouveaux clients ou récompenser les clients fidèles.

Le site de vente en ligne de produits alimentaire et d’épicerie Safeway a lancé un programme pilote avec le géant des soft drinks PepsiCo basé sur des récompenses à chaque check-in sur Foursquare.

Comment ça marche ?

En clair, les clients de Safeway lient leur carte fidélité Vons Club (programme de fidélité de Safeway et des boutiques Vons) à leur compte Foursquare. Ils ont immédiatement accès à des réductions ou gratuités sur des produits Pepsi.

Les membres peuvent également automatiser leur check-in et débloquer des réductions à chaque achat en ligne.

Des coupons…matérialisés !

La vrai révolution est que Foursquare développe des coupons print pour les clients des points de vente Vons. Les membres du programme de fidélité utilisant Foursquare peuvent donc imprimer des bons de réductions personnalisés et les utiliser en point de vente.

Une utilisation marketing des données des membres

Atttention, les badges parlent !!! Quand vous débloquez le Gym Rat badge ou le Pizzaiolo badge, vous communiquez que vous martyrisez les barres de muscu de la salle de sport et que vous avez goûté toutes les Regina des pizzerias de votre ville!!!

Imaginez ce que peut donner en terme de connaissance client :  les données d’une carte fidélité (comportement de consommation) associées aux données utilisateur de Foursquare (hobbies…).

Un pas de plus vers la personnalisation de l’offre grâce à une connaissance client accrue. Un point de vente Vons peut aisément proposer des réductions sur des packs de Vitamin Water ou de Burn à un client sportif ayant débloqué le Gym Rat badge et consommant des boissons énergétiques (selon sa carte de fidélité).

Les nouveau programme de Foursquare permettrait même de pouvoir gérer des offres promotionnelles en géolocalisé suite à des checkin dans des lieux.
Je m’explique : je vais faire un cours de gym à la salle de sport de mon quartier et donc me localise sur le lieu. Foursquare peut me proposer à ce moment là une réduction sur un pack de St Yorre (boisson excellente pour la récupération sportive) dans le supermarché voisin.

Le nouveau programme Foursquare semble se baser sur une idée forte :
Créer de nouvelles expériences utilisateurs en proposant des gratifications et réductions selon les activités des membres du réseau social. Les potentialités sont immenses…

Sources :

Mashable

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Startup Weekend Toulouse ou comment pitcher ensemble pour créer sa Startup

Sous l’impulsion du camarade Willy Braun, le concept Startup Weekend fait escale à Toulouse du 26 au 28novembre.

 

Startup Weekend WTF ?

10 équipes composées d’entrepreneurs, de développeurs, de graphistes mais également d’étudiants ont 50h (un weekend) pour créer leur startup. Tout au long de l’aventure, ils sont coachés par des professionnels de l’entrepreneuriat. A l’issue du weekend, un jury élit la meilleure start up.

 

Startup Weekend, c’est aussi  7 repas, une soirée networking, du café, des goodies, des rencontres, de la bonne humeur… et peut être la création du prochain Facebook killer ;)… le tout pour 50 €.

 

Pour toutes les autres infos, rendez-vous ici ou .

 

Pour ceux qui sont encore dubitatifs, un petit teaser réalisé par la team de Pinkanova saura sûrement vous convaincre !

 

Soon : les Check-in deals de Facebook Places

La  rumeur enfle depuis ces dernières heures aux US : Facebook serait en beta test sur des fonctionnalités business de son application Places. Selon AllFacebook, Facebook serait notamment en train de tester une offre « 1 produit offert pour un check-in avec 3 amis taggés » avec une sélection de partenaires.

La firme de Palo Alto est plutôt discrète à ce sujet et ne souhaite pas commenter les fuites qui se propagent sur les blogs Social Media aux US. AllFacebook a récupéré un e-mail envoyé par Facebook à un beta testeur de Chek-in Deals.

Il est à noter que Facebook emploie le terme de « followers » pour désigner les personnes suivant un lieu. Selon tout vraisemblance, Facebook proposera aux business des statistiques et une interface de monitoring de leur deals.

L’analyse

A mon sens, Facebook suit bien sa feuille de route. Après avoir démocratisé les usages de la géolocalisation ( ou plûtot diffusé au plus grand nombre) sur le news feed de ses 500 Millions de membres, Facebook s’apprête à lancer une fonctionnalité business pour que les point de ventes, commerces… locaux puissent bénéficier de la puissance et de la viralité du réseau social.

Jusqu’à présent, les principales critiques émises au sujet des services de géolocalisation comme Foursquare, Gowalla, Loopt ou bien sûr Facebook Places est le déficit d’incentives liés à de la localisation dans différents endroits. Pour en avoir parlé au niveau local avec des utilisateurs de Foursquare, il est vrai que beaucoup se lassent de n’avoir que la dimension ludique (badges, mayorships) comme objectif. Facebook Places for deals cumule l’ensemble des pré-requis pour devenir une succes story : les business (même les petits commerces) sont déjà sur Facebook et tissent quotidiennement des relations avec leur communauté respective. Une nouvelle fonctionnalité destinée à recruter ou fidéliser des clients via des offres spéciales sera un levier supplémentaire d’engagement auprès des clients et de développement business.

Ce qui paraît aujourd’hui incontournable, c’est la croissante utilisation du social graph de l’utilisateur pour viraliser des deals.
Prenons un exemple. Une boulangerie lance un « check-in deal » pour l’épiphanie : « Une  frangipane offerte pour tout check-in où 5 de vos amis sont taggués ». Vous conviendrez qu’il y a peu de chances que les 5 amis de l’utilisateur soient présents dans la boulangerie. Et c’est par ce « biais » (double sens) que les commerces vont pouvoir développer du bouche à oreille en hyperlocal.

La mécanique est simple : un ami à moi se checke dans la dite boulangerie de mon quartier en me tagguant. Je suis averti par un message Facebook et ma localisation apparaît dans ma news feed. Je suis alors informé de l’existence du deal et peut moi- même en profiter en me localisant en tagguant 5 amis dans cette fameuse boulangerie.
Je ne souhaite pas développer les potentiels dangers que peuvent soulever ce genre de deals au niveau de la gestion de la vie privée des utilisateurs mais il convient de dire que ces dispositifs présentent certains risques de rejet (accès aux données du profil, localisation on souhaitée).

Un peu de patience alors, le service sera disponible vraisemblablement sous peu aux US et dans quelques mois (comme toujours) en France. Les usages sont à inventer et je suis persuadé que nous serons prochainement étonnés de la créativité de certains dispositifs (et des deals) proposés par des commerces. A suivre !

Sources :
ReadWriteWeb
AllFacebook

Placecast, les SMS au service de la promotion géolocalisé

L’opérateur mobile britannique O2 a recemment developpé un partenariat avec le service Placecast afin de proposer des solutions de marketing mobile utilisant les technologies de géolocalisation de l’individu.

Placecast est une société ayant développé une plateforme et des applications permettant de diffuser des contenus (promotions, informations…) géolocalisés.

Le système se base sur l’opt-in du mobinaute. Les abonnés de 02 ont déclaré un intérêt par un secteur d’activités (mode, voiture, high tech…) et donc sont disposés à recevoir des informations et promotions de la part d’acteurs de ces secteurs. Les sociétés, marques et commerces adhérant au programme O2/Placecast proposent des contenus et promotions envoyés aux mobinautes opt-in à proximité d’un point de vente partenaire.

Starbucks et l’Oréal, beta testeurs

Il n’est pas rare de voir Starbucks tester des dispositifs novateurs pour renforcer l’expérience de consommation. Starbucks propose donc aux Londoniens ayant déclaré un intérêt pour la thématique « alimentation/boisson » -50% à valoir dans les Starbucks Coffe à proximité.



L’Oréal met en avant ses produits capillaires en envoyant des SMS aux utilisateurs mobiles  O2 intéressés par les produits de beauté. Les abonnés concernés passant à proximité d’un pointde vente diffusant des produits   l’Oréal reçoivent un SMS avec une offre promotionnelle « 1 produit acheté = 1 produit gratuit sur tout la gamme capillaire L’Oréal ».

Les intérêts du système

Ce système de SMS géolocalisé est vraiment qualitatif. Basé sur l’opt-in (permission marketing), le système envoie des SMS à un public potentiellement intéressé par les produits/services et en situation potentielle d’achat. De plus, le système régule la volumétrie d’envoi avec un capping réglé à 1 envoi par jour.

La puissance potentielle du système est à souligner : 02 compte plus de 22 millions d’abonnés en Grande Bretagne. Les marques ont la possibilité de pouvoir toucher des cibles spécifiques massivement avec un message personnalisé. Nous pouvons penser que selon la CSP, l’âge, le sexe et d’autres critères socio-démographiques, la marque émettrice adapte son message voire son offre promotionelle.

Ray Conway, Starbucks UK & Ireland’s director of Consumer Packaged Goods, explique les raisons de l’adhésion de Starbucks au programme :
« Notre expérience de pionnier dans le Social Media nous a appris que les clients souhaitent trouver les Starbucks coffe avec des nouvelles manières. Nous sommes fiers d’être l’une des premières compagnies en Grande Bretagne à utiliser cette nouvelle technologie qui offre des promotions aux consommateurs proches de boutiques et de nos coffee shops »

Placecast, les chiffres parlent pour la start-up

La start-up californienne (tiens, c’est bizarre!!!) peut se targuer d’avoir réussi son lancement outre Atalantique.
Fin 2009, Placecast a mis en place un dispositif pilote auprès de 3 types de commerces différents. Les résultats sont très convaincants :
– 65% des consommateurs ayant reçu un SMS ou un MMS sur le programme pilote ont fait un achat dans le point de vente émetteur
– 59% trouve le système de SMS géolocalisés « cool and innovative ».

Plus d’infos sur ce dispositif pilote ici.

On comprend pourquoi Placecast a déjà levé 12 M$ en 2 tours de table !!!

Présentation du système Placecast

Le marketing mobile utilisant les technologies de géolocalisation n’en est qu’à ses balbutiements. Les récents exemples de Foursquare ou de Shopkick sont autant d’indicateurs annonçant une croissance exponentielle de ce marché dans les 3 ans à venir. A suivre donc!

Sources :
VentureBeat
StreetInsider
Mashable

31 Août 2010, mon first Blog Day

Je vais être anticonformiste et ne promouvoir pas 5 mais 4 blogs pour mon premier Blog Day. Ce sont des blogs pour la plupart issus de ma culture mais il me tenait à coeur de vous faire partager ces espaces que j’apprécie particulièrement.

Digital Buzz Blog : Les « Aussies » de Digital Buzz Blog partagent les actualités et tendances du Digital et du Social Media.

CaddeReputation : Un blog référence sur la thématique « e-reputation ». Camille a toujours des bons sujets à traiter sur la veille (outils, méthodologies…), la e-reputation…Camille distille souvent des astuces et techniques avec beaucoup d’enthousiasme.

Vincent Cuisine : Le blog culinaire de mon camarade Vincent. Vincent est un amoureux de la gastronomie et un esthète culinaire et en plus, c’est un charmant garçon!!!!

Le blog de Greg Pouy : Oui, je ne suis pas original, je lis ce blog… car il requiert de l’intérêt. Gregory traite du marketing, du Social Media et bien d’autres choses.. Un marketeur-blogueur-communicant humble… 4 raisons de le suivre

Q&A, les forum des années 2010

Flashback

Je ne fais pas partie de la génération des forumers des années 2000. Étant jeune et peu connecté à cet époque là, je n’ai pu participer à l’expansion de cette tendance où partage et conversations rythmaient (et rythment toujours) les espaces collaboratifs.

Retour au temps présent

Je suis par contre acteur de la génération 2010 : celle des sites de questions-réponses ou Q&A websites. De nombreuses start-up se lancent actuellement dans l’aventure et propose leur solution de Q&A. Le principe de Q&A n’est pas nouveau mais l’engouement pour ces sites est assez récent.
Les sites de Q&A proposent pourtant des fonctionnalisés assez simples : pouvoir interroger votre réseau social et/ou un panel d’internautes ou répondre à une question. Jusqu’ici, il n’y a pas de grandes révolutions. Et c’est peut être ceci qui fait le futur succès de ces sites : LA SIMPLICITÉ.

Vous avez une question, vous souhaitez connaître l’avis d’internautes sur un sujet, vous êtes une marque et vous voulez en savoir un peu plus sur les attentes et motivations de vos consommateurs et/ou non-consommateurs…. Posez leur la question.

 »Avec les sites de Q&A, il n’a jamais été aussi facile de trouver des réponses à ses questions ».


Cette présentation a pour but de présenter succinctement (et non exhaustivement) un certain nombre de services ainsi que les usages qui peuvent être associés. Si vous avez des précisions, des ajouts, des modifications… n’hésitez pas à les inscrire dans les commentaires.

Je pense que nous ne sommes qu’à l’aube de l’utilisation de ces sites et que les prochains usages permettront aux acteurs (internautes, marques, organisations…) de pouvoir s’enrichir mutuellement et d’optimiser l’intelligence collaborative et collective.

« Sharing is good »

Posez-moi vos questions sur mon profil Formspring

Shopkick, quand le mobile fait du commerce

Shopkick est le nom d’une start-up californienne qui a lancé hier son application mobile éponyme. L’idée se calque sur la philosophie de Foursquare : faire gagner des avantages à des clients en situation d’achat ou de consommation. Shopkick combine la géolocalisation via mobile avec le commerce.

Quel est le principe ?

Vous êtes dans un  point de vente partenaire de Shopkick : vous effectuez un « Kickbucks », un « check-in » dans le point de vente et obtenez immédiatement des points appelés également Kickbucks.

Sur certains produits présents en points de vente, vous pouvez également bénéficier de « Special Offer », c’est à  dire de remises spéciales. Le but étant de compiler vos Kickbucks afin de les transformer en cadeaux : téléchargements de musiques, dons à des ONG, abonnements à des magazines….. et même conversion en Facebook credits !

 

Potentialités d’utilisations pour les commerçants

Les commerçants vont pouvoir utiliser Shopkick afin de stimuler leurs produits en point de vente. Campagne de recrutement ou opération de fidélisation, Shopkick offre un service simple, ludique et doté de nombreux avantages.

Le parcours client :

N’oublions pas que Shopkick est une application mobile basée sur la géolocalisation et sur le  check-in. Les commerçants vont avoir la possibilité de suivre le parcours client en point de vente. Ces informations demeureront précieuses afin d’optimiser le merchandising mais aussi pour établir des typologies de clients afin de leur offrir des promotions sur mesure. Shopkick va devenir le support des marchands pour décrypter les habitudes de consommation de leurs clients.

La dimension expérentielle

De plus, Shopkick incite les clients à essayer les produits : chaque essai et scan d’un code-barres d’un vêtement par exemple permet de récolter des kickbuts.

 

Collecte de badges

Shopkick ne serait pas une apps en verve sans la dimension ludique de la course aux badges qui rythment les journées de la communauté geek!!! Effectuez des « kickbuts » et débloquez des badges…. Comme quoi, Foursquare en a inspiré plus d’un!

Mon opinion…

Shopkick allie les facteurs clés d’un service comme Foursquare et ajoute une couche commerciale via les kickbuts. Le système de scan via code-barres assure une facilité d’utilisation et de prise en main. L’équipe de Shopkick a su créer une application qui parait séduisante et pourra afiicher une certaine performance. Ils ont dû notamment lorgner du côté de Stickybits et insérer cette « couche commerciale » afin de proposer une application bipartite (utilisateurs et commerçants y trouvent leur intérêt).

Grégory Pouy parlait récemment de la relative nécessité de ne plus distinguer le on du offline, Shopkick s’insère dans cette tendance où le digital et le réel sont associés et vivent ubiquitairement. Si vous souhaitez découvrir d’autres exemples sur des applications mobiles digital/réel, je vous invite à lire le billet présentant l’app Stickybits.

Bon, pour l’instant, l’app n’est disponible que dans le store US. Aux US, seuls quelques points de vente sont dotés du système dont notamment BestBuy.

Pensez-vous que Shopkick ait réellement un business model et une chance d’atteindre une masse critique d’users pour s’installer durablement ? J’ai ma petite idée là-dessus….

Webradios : nouvelles usines à contenus ?

Ca vous dirait de posséder votre propre émission radio sur les ondes digitales ? Des sites se lancent depuis quelques temps en proposant la création et l’hébergement de web radios personnelles.


La webradio , le podcast des années 2010 ?

La radio personnelle est l’occasion pour les internautes de maximiser leur partage de contenus. Je pense notamment à la sphère musicale, aux groupes, aux DJ’s ou aux fans de musique qui trouvent dans ce type de service l’occasion de faire découvrir leur composition ou leur goûts musicaux.

Je crois que les utilisations peuvent être plus diverses et que la facilité de création d’une webradio peut donner à des particuliers voire à des sociétés (PME…) l’opportunité d’animer des émissions sur les thèmes de prédilection.


La webradio, nouveau relais pour la production de contenus

Simple en terme de mise en place, gratuit et peu encombrant en terme de logistique (vs. Webcast vidéo), la webradio peut être un levier de création de contenus de la sphère 2.0. Il est fort probable que l’on voit émerger d’ici quelques temps des apprentis journalistes sportifs commentant l’actualité du foot, du rugby… ou une PME qui travaille dans le photovoltaïque produire une émission hebdomadaire sur les bienfaits d’installer des sources d’énergies propres chez soi.

Bref, la webradio est une nouvelle manière de produire du contenu, notamment UGC.


Les services

Spreaker est en version beta actuellement et propose aux internautes de créer leur propre webradio.

Sur Spreaker, il y a quelques fonctionnalités assez intéressantes : notamment la Deejay Console qui permet de mixer voix, musique et effets pour créer des émissions originales et créatives.

La seule contrainte de ce site : toutes les 10 minutes, Spreaker insère un message pub de 30 secondes.

Pour en savoir plus, suivez les actus de Spreaker sur Twitter.

Créer votre propre chaîne radio sur Loudcaster ! Sur le même principe que Spreaker, Loudcaster  vous propose de créer votre propre webradio. Seul hic, le service est payant : 24,95 €/mois.

Au niveau de l’interface, le design est assez accueillant et la dimension sociale est bien mise en avant. Il est possible de partager les émissions et de réagir en LIVE via la comment box.


Pour en savoir plus, suivez les actus de Loudcaster sur Twitter.


La webradio, nouvel outil relationnel  des marques ?

J’ai récemment parcouru le keynote d’Alexandra Wheeler, la Digital Director de Starbucks et une expression a retenu particulièrement mon attention : « It’s about relationships, not marketing »

De mon avis aussi, les interactions à construire entre les marques et les consommateurs sont sûrement plus proches de la dimension relationelle que de la pure approche commerciale ou marketing. Je crois que la webradio « brandée » peut être appréhendée notamment dans l’optimisation de sa stratégie de Social CRM.

Pourquoi une marque ne pourrait-elle pas ouvrir une webradio afin d’engager la conversation avec ses publics sur des sujets inhérents à son environnement ?

Danone pourrait  animer un talk-show sur la nutrition en invitant des professionnels mais aussi des consommateurs.

Le réseau social de géolocalisation français Plyce pourrait ouvrir une webradio où les utilisateurs prendraient la parole afin de faire découvrir les lieux qu’ils affectionnent.

Overblog, la première plateforme de blog, pourrait aisément modérer des débats radiophoniques entre blogueurs de la plateforme (+ de 1 million je crois).

Et alors ?

La webradio est une opportunité mais demeure un simple outil qui peut se greffer à une stratégie des moyens (pour les marque). C’est à nous tous de créer des usages originaux, utiles et différenciants afin d’apporter une valeur ajoutée à ces contenus audios…qui, ma foi, existent depuis 1899. 


Miso, Le Foursquare des programmes TV

J’aurai pu nommer ce billet « Quand la TV devient sociale« .
Vous le savez bien, la TV est depuis plusieurs années en perte de vitesse, notamment au niveau des jeunes générations, qui sont de plus en plus connectés. Les services VOD explosent et nous consommons le média TV plus librement qu’auparavant.

Alors, dans ce contexte, comment la TV peut se recycler afin d’établir une nouvelle expérience avec son audience ?

Miso est un service mobile permettant de partager en temps réel les programmes TV que nous visionnons.

Le principe

Effectuer un « check-in » quand  on visionne un programme TV.  Le but est donc de partager ses goûts télévisuels et de commenter les différents programmes.

L’intérêt

Au niveau utilisateur :
Miso nous permet de pouvoir partager avec nos amis nos programmes TV préférés. Imaginez tous vos friends Facebook faire un check-in le lundi soir devant « L’amour est dans le pré » sur M6 avec un petit commentaire à la clé. Miso a donc une dimension sociale.

Au niveau business :
Chaînes de TV, sociétés de productions de programmes : Miso est un service formidable afin de recueillir le feedback des téléspectateurs. Comme pour Foursquare, on peut imaginer des deals entre Miso et une chaîne TV sur la mise en place d’un badge. A partir de 10 Check-In sur un programme de la chaine, vous débloquez le badge….

L’aspect ludique

Miso se base sur une mécanique ludique Foursquare-like avec l’obtention de badges. Comme sur Foursquare, la fréquence et la variété d’utilisation sont autant d’atouts pour débloquer des badges.

Le partage & la dimension sociale

Miso s’appuie sur les réseaux sociaux populaires afin de diffuser les commentaires des utilisateurs. Il est donc possible de partager ses impressions sur un programme TV sur Twitter et Facebook. Vous pouvez même vous localiser sur Foursquare.

Publication sur fil d’actualité Facebook

Publication sur Timeline Twitter

PROSPECTIVE

Quelles peuvent être les usages business de Miso ?

Tirer les bénéfices du temps réel

Imaginez que vous regardez un programme de télé-réalité (genre Secret Story) qui a une diffusion quotidienne. Chaque fois que vous regardez le programme, vous checkez et laissez un commentaire. La production du programme pourrait tout aussi bien vous demander de commenter la qualité et l’attractivité de l’émission afin d’optimiser le programme. La prod pourrait aussi demander aux téléspectateurs connectés sur Miso de proposer des situations, des challenges aux candidats en temps réel. Voilà une belle opération « d’entertainment crowdsourcing » qui pourrait voir le jour.

Fidéliser les téléspectateurs sur un programme

Malgré une dimension ludique présente, on peut regretter que le système de « Mayorship » de Foursquare n’est pas été adapté pour Miso. On aurait pu créer non pas des « Mayor » mais des « Faithful » ou « Chairman » de chaque programme. A savoir que la personne la plus fidèle à l’émission aurait un titre honorifique.

On peut également aller plus loin et penser à des stratégies de Social CRM.

– Le « Chairman » d’un programme pourrait être invité par la production.
Comme disait Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà… Chairman de 24h Chrono, assistant au tournage d’un épisode de la dernière saison, rencontrant Kiefer Sunderland (Jack Bauer) et même apparaissant dans une scène…..

– Les Miso users les plus fidèles pourraient avoir accès aux bonus d’une série ou aux backstages d’une émission de divertissement.

Opérations conjointes

Les potentialités de Miso et la connexion du service à Foursquare peuvent déboucher sur des opérations conjointes ou des événements co-brandés entre une chaîne TV et un lieu.

Imaginez que TF1 s’associe avec 10 cafés assez populaires dans les 10 premières villes de France sur la retransmission de la finale de la Coupe du Monde de football le 11 juillet prochain. Chaque personne se checkant devant le match dans un café partenaire de TF1 sur Miso recevra une boisson gratuite (financée par TF1).
Les intérêts sont partagés : les cafés partenaires remplissent leur établissement et dynamisent leur lieu. TF1 récompense les téléspectateurs et initie une relation originale avec eux.

On peut même aller plus loin pour des événements télévisuels à vocation caritative. Imaginez que lors du Téléthon, les organisateurs lancent un challenge aux citoyens : « Allez effectuer un « Check-In » dans tous les points de vente de La Poste (partenaire du Téléthon) retransmettant l’événement dans leurs locaux. A chaque « Check-In » sur Miso avec une géolocalisation Foursquare, La Poste versera  5 € au Téléthon ».

Gestion de la e-reputation des programmes et des chaînes

Bien sûr, un service comme Miso permet aux chaînes et programmes TV d’effectuer de la veille et d’entrer en relation avec leur audience. Combien de commentaires ai-je lu sur mon fil d’actualité Facebook lors des retransmissions d’émissions comme « L’amour est dans le pré » ou « Nouvelle Star« !!!!

Un programme TV pourrait bien recueillir les opinions des Miso Users et engager la conversation afin d’établir une nouvelle relation avec le télespactateur. Car en fait, ce qui nous manque à nous, la génération Y, quand nous regardons la TV, c’est l’interaction avec le programme. Nous sommes obligés « de pourrir » d’alimenter notre fil d’actualité Facebook et notre timeline Twitter de nos états d’âme sur la dernière robe échancrée de Virginie Guilhaume ou sur l’analyse peu loquace de Christian Jeanpierre sur la situation de l’équipe de France de football pour assouvir notre « addiction de partage« .

La TV, d’ordinaire médium de messages unilatérals, trouve dans le développement de services Miso, une manière d’insérer de l’interactivité et une nouvelle relation avec les télépectateurs.

Pour aller plus loin :

D’autres services, bien que parfois différents, s’inscrivent dans la tendance émergente de la « TV sociale »  ou partage d’expériences audiovisuelles :

GetGlue

Philo

HotPotato

KickFour

TunerFish

Merci à ma source : ReadWriteWeb

Le dispositif d’Ambush marketing de Bavaria : quand sponsoriser n’est pas jouer

Vous connaissez peut-être Bavaria, une marque de bière néerlandaise. Toujours prête à créer l’événement en égratignant au passage ses concurrents. Rappelez-vous de la réponse à la célèbre publicité Heineken où un couple recevait ses amis : la femme montrait son dressing flambant neuf à ses copines et l’homme présentait son dressing rempli de Heineken…. 

Bavaria avait profité du succès et de la viralité de cette pub pour faire parodie assez bien réussi, jugez par vous même :

Chaque événement sportif majeur comprend son lot d’opérations d’ambush marketing. Le dernier Wimbledon a été marqué par un dispositif mené par la marque Pringles, qui avait orchestré une vaste mise en scène en marge des sponsors officiels du tournoi.

Revenons à Bavaria qui a développé un dispositif alternatif (et illégal) lors du match Danemark-Hollande.  Une vingtaine de jeunes femmes sont arrivées au stade habillées en supportrice Danoises.

Au cours du match, elles ont enlevé leurs vêtements et ont donc arboré de magnifiques jupes orange aux couleurs des Pays-Bas. Sensation dans les tribunes du stade qui n’est pas passer inaperçu puisque 2 supportrices (ou pseudo-supportrices ) ont été diligenté par le service de sécurité jusqu’au commissariat le plus proche !!!

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Je ne suis pas pour commenter la partie juridique allons parlons marketing !!!

Personnellement, je trouve que le coup médiatique de Bavaria est très fort. De plus, la polémique autour de la garde à vue est n’a fait que renforcer le buzz autour de l’affaire.

Il est vrai que seuls les sponsors officiels (21 au total) n’ont le droit de communiquer dans et aux abords des stades pendant la CDM 2010 en Afrique du Sud. 

L’ambush marketing est une technique toujours à la limite de la légalité  (et de la morale) mais j’aime  bien voir comment les marques essaient de contourner la législation avec plus ou moins de succès.

En l’espèce, le coup marketing est énorme puisque Bavaria a réussi à éclipser Budweiser, le sponsor officiel delà Coupe du Monde, le tout avec un budget dérisoire.  Pour information, Budweiser pilote en ce moment  même une télé-réalité avec 32 personnes issues des 32 pays participants : le concept nommé « Bud House », même s’il est original, passe inaperçu face à la « bombe » Bavaria.

Un chose est sûre : Budweiser va faire la moue à l’heure des comptes en calculant le ROI de la campagne sponsoring « Mondial »

Quand sponsoriser n’est pas jouer… ou n’est pas gagner !