Le web sémantique par Facebook et l’histoire de l’enfant qui n’aimait que le steak-haché purée

Avant propos :
Ce billet traite de Facebook et de ses potentiels dangers. Je ne suis pas un Facebook septique, je suis au contraire émerveillé par ce service, ses potentialités, son expansion…
Facebook n’est qu’un outil, mais il permet de tisser du lien, de favoriser les échanges, de soutenir et développer des actions. Facebook tire aujourd’hui parti de sa popularité, de la globalisation de son audience par la diffusion de son modèle sur la toile (sites tiers) via l’Open Graph Protocol : c’est l’objet de ce billet.

Ce n’est un secret pour personne, Facebook a présenté, à l’occasion de la conférence F8, destiné aux développeurs, une nouvelle série de fonctionnalités qui vont « révolutionner » le monde numérique.
Je souhaiterai aborder la notion de web sémantique et les fonctionnalités que Facebook souhaite déployer en ce sens.
Je laisserai à d’autres le soin de définir le web sémantique, pour concentrer ma réflexion sur le web sémantique by Facebook.

 
Pour mieux cerner cette évolution, je laisse la parole à Mark Zuckerberg :
« Par exemple, si vous aimez un groupe sur Pandora, cette information peut devenir un élément du Graph, de façon à ce que la prochaine fois que vous visitez un site dédié aux concerts, il soit capable de vous dire quand le groupe que vous aimez viendra près de chez vous. Open Graph est en mesure de participer à la création d’un Web plus intelligent, personnalisé, qui tire le meilleur de chaque action effectuée ».

 
Discussion avec mon ami Jérôme sur la sémantisation du web avec Facebook

– « Ok, si j’ai bien compris, Facebook va lier mes centres d’intérêt aux sites que je visite qui proposeront à leur tour un contenu personnalisé, selon ma volonté mes centres d’intérêts.

– Dis moi, cela a l’air super cette nouvelle avancée technologique, non ?

– Avancée technologique, t’y vas un peu fort !! Lis ce billet de Fred Cavazza qui traite de la sémantisation de Facebook et qui t’en apprendra sur le sujet. Et laisse moi te raconter une petite histoire.

L’histoire du gamin qui n’aimait que le steak-haché purée

Lucas, 6 ans, est un enfant plutôt mignon, quoique doté d’un caractère bien trempé. Il vit à Toulouse depuis son plus jeune âge avec Laura, sa jeune maman.
Depuis qu’il est en âge de parler et de comprendre des choses, Lucas est assez directif et borné dans ses envies. Il a décrété qu’il n’aimait que le steak-haché purée. Sa mère a tenté les premiers temps, en vain, de lui faire manger d’autres plats. Lucas, entêté comme personne, a même déjà laissé des assiettes entières de lasagnes ou de poulet-frites!!!
La mère, désemparée par la situation alimentaire de son enfant, mais fatiguée et lasse de tenter de lui faire aimer d’autres plats, s’est mise en quête de prévenir l’entourage du petit sur ses goûts culinaires assez « restreints ».
Depuis, chaque fois que Lucas rend visite à ses grands parents dans le Loiret ou à sa tante sur la Côte d’Azur, il est assuré de déguster une authentique purée accompagné d’un steak-haché acheté le matin chez le boucher.

De même, quand il va manger tous les mercredis midi chez son copain de classe Justin, sa mère lui prépare tout spécialement son plat préféré.

L’autre jour, c’était l’anniversaire de Soufiane, le voisin de Lucas. Pour l’occasion, les parents de Soufiane avaient préparé une surprise à leur petit dernier : ils ont organisé un déjeuner avec tous les copains du gamin. Au menu pour les petits loulous, une véritable invitation au voyage : un tajine de kefta avec une sauce tomate, un plat typique du pays d’origine des parents de Soufiane ; et pour Lucas, un steak hachée purée…..

– Et alors, pourquoi tu me racontes cette histoire, en plus elle n’a pas de fin ton histoire ?

– Ben tu vois, la mère de Lucas, elle fait comme Facebook. Elle prend en compte seulement les goûts de son fils et les diffuse aux personnes qui seront en contact avec son enfant.

– Je ne vois pas où est le problème ?

– Le problème, c’est l’enrichissement vs le conditionnement. Si tu affirmes que tu aimes le jaune, on ne te montreras que des choses en jaune et même si ce pull bleu de Jean Paul Gauthier est susceptible de t’intéresser, on ne te le monteras pas puisque tu as déclaré aimer le jaune et pas le bleu ».

 
Analyse :
Mes craintes vis à vis de cette sémantisation du web via l’Open Graph de Facebook , c’est de catégoriser des personnes selon des techniques marketing assez désuètes et de leur proposer qu’une sélection de contenus (et produits marchands) selon des filtres de statuts.
L’Homme évolue, ces centres d’intérêts aussi… L’organisation du web centrée sur la navigation de l’utilisateur est une intention louable mais il ne faut pas réduire le spectre au risque de voir se former des groupes formatés.

Cette vision met à mal le principe de sérenpidité, qui permet à tout un chacun de trouver ce qu’il ne cherche pas. La richesse est dans l’échange, la richesse est dans la connaissance… Contrairement au partenariat contracté avec Wikipédia, la sémantisation by Facebook me parait quelque peu réducteur …. et abrutissant. Voilà, c’est dit.

Votre avis ?

Ubimédia : quand le digital entre dans le marketing du dernier mètre

Aujourd’hui je vais vous parler d’ubimédia. Ce terme désigne le fait une tendance émergente : le numérique entre peu à peu dans la vie réelle, dans l’environnement des utilisateurs. L’ubimédia désigne des technologies qui rendent des lieux, des objets… interactifs, communiquants, relationnels et qui simplifient nos tâches quotidiennes. Pour entrer plus dans le détail de cette définition , je vous invite à aller voir celle de François Verron qui en parle bien mieux que moi.

Oui, ce billet fait suite à un billet que j’ai découvert le semaine dernière sur le blog de Grégory Pouy et qui se nomme : La révolution digitale arrive t-elle dans le point de vente ? 
Je vous invite vraiment à le lire (après avoir lu ce billet) car le sujet est vraiment intéressant et le l’analyse de Grégory est très fine.

Nous sommes en pleine révolution de l’ubimédia au niveau des lieux et de la géolocalisation (Foursquare, Gowalla, Plyce…) et nous voici bientôt « happé » par la révolution de l’ubimédia au niveau des produits en points de vente.

Ubimédia en point de vente… #WTF ?

Aujourd’hui, il exsite des services comme Stickybits qui permettent d’attacher du contenu digital (commentaires, vidéos, photos, audios…) à un produit réel simplement en scannant cet article.

Comment ce la fonctionne réellement ?

Premièrement, téléchargez l’application Stickybits sur votre Smartphone et lancez la.


Lancez le scanner intégré dans l’app

Approchez la zone de scan vers un code barre de produit et attendez que le scan lise le code barres

Attachez du contenu à votre produit

Insérez un commentaire par exemple 

Entrez le nom du produit et configurez vos options de partage sur Foursquare, Twitter et Facebook

Ca y est, votre contenu est inséré dans la BDD. Voyons maitenant les implications business.

La e-reputation s’invite en rayons et têtes de gondole

Ces nouveaux usages totalement UGC pour l’instant, ont de véritables enjeux pour les marques :elles vont devoir gérer la e-reputation des produits au sein même du point de vente, en situation d’achat. 


Imaginez que j’arrive dans un Carrefour Market et je souhaite achter une sauce Yakitori. Problème, je n’ai aucune connaissance sur ce type de produits et possède très peu d’infos sur ce produit. J’arrive au rayon des condiments et je vois 2 sauces. je sors mon inséparable iPhone et scanne tour à tour les 2 produits :

  • Scan marque A : je découvre 2 commentaires d’utilisateurs et une vidéo. Sur la vidéo, un « user » explique son indigestion après avoir mangé un plat avec la sauce Yakitori.
  • Scan marque B : je découvre 8 contributions. 7 sont des contributions de consommateurs, la dernière étant une contribution de la marque B. Sur cette contribution, la marque B propose une vidéo de recette, des commentaires sur des éléments nutritionnels relatifs au produit, un audio d’un médecin qui parle d’allergènes… Les contributions de consommateurs sont globalement positives.

 

Quelle sauce vais-je choisir (Attention TEASING!!!)

Bien sûr, je vais choisir la sauce de la marque B car la marque me rassure et m’apporte des contenus associés et les consommateurs sont satisfaits du produit. 

Cet exemple démontre bien que les marques devront bientôt composer avec l’opinion des consommateurs sur leurs produits directement visibles en situation d’achat (point de vente) et/ou de consommation.


Une opportunité pour le marketing du dernier mètre

Avis aux merchandisers, aux responsables de la promotion des ventes, aux chefs de secteurs…. Le digital apporte une nouvelle dimension au marketing du dernier mètre. Au delà des techniques habituelles de marketing opérationnel, les marques vont pouvoir ajouter du contenu additionnel à celui présent sur les packs. Les produits pourront alors contenir des services, de la promotion (coupons), de la publicité (vidéos), de l’information (nutrition, santé, développement durable…). Toutes les informations et la communication sur le produit pourront être accessibles simplement à l’aide d’un scan code-barres. Cette technologie ouvre de vrais possibilités de création de dispositifs pour les marques de grandes consommation notamment.
 

Stickybits, les limites du service

Très orienté UGC, Stickybits n’a pas été développé dans une optique business (pour servir les marques). Or, je crois vraiment que seul un service ayant les 2 visions (vision utilisateur et vision marque) pourra devenir intéressant (je ne parle ici que d’un intérêt d’un point de vue business).

Je pense fortement que si Stickybits intègre des fonctionnalités spécifiques pour les marques (propositions de contenus spécifiques, couponning, jeux-concours…), les usages se démocratiseront et on pourra créer de nouvelles expériences utilisateurs. Les utilisateurs pourront ainsi différencier le contenu « brandé » de la marque et le contenu UGC : la lisibilité n’en sera que meilleure. A suivre….

La e-reputation à l’heure de la géolocalisation : Mon boucher, ce Community Manager

Foursquare, Gowalla, Plyce, Dismoioù…. Les réseaux sociaux basés sur la géolocalisation font une percée assez incroyable chez les utilisateurs de Smartphone.

Foursquare, Gowalla, Plyce, Dismoioù… #WTF, c’est quoi au juste ?

Ce sont des applications Smartphones qui permettent de partager et de recommander des lieux à son cercle social (amis, followers…). Ces réseaux sociaux se basent sur les coordonnées GPS d’un individu afin de le géolocaliser précisément.

Ok mais comment cela se passe pour l’utilisateur ?

Imaginez que vous cherchez un resto sympa proche de votre position. Vous lancez l’application de géolocalisation (Foursquare par exemple) et immédiatement, le service vous donne accès à tous les lieux à proximité de votre position.
Vous voyez ce resto sur Foursquare et vous êtes physiquement à quelques pas de celui-ci. Un utilisateur de la communauté Foursquare vous indique que l’on y mange de très bonnes parilladas de poisson. Vous vous décidez d’aller tester ce resto.
A l’intérieur du resto, vous pouvez partager votre propre expérience et signifiant que vous présent (check-in) et en laissant un commentaire ou un Tip (traduisez un tuyau ou bon plan) sur les mets, l’accueil, l’ambiance….

Les réseaux sociaux basés sur la géolocalisation vous permettent de partager et d’échanger vos lieux préférés mais aussi de commenter et de donner vos avis, opinions et impression sur ces lieux.

Et c’est ici que cela devient intéressant en terme de business.

Un nouveau levier pour les business, l’hyperlocal marketing interactif

Via des systèmes ludiques de badges et médailles pour certains, les réseaux sociaux invitent et incitent les utilisateurs à se géolocaliser le plus fréquemment possible.  Les utilisateurs laissent parfois à ce moment là des tips ou des commentaires.

De leur côté, les business ( bars, restos, musées, coiffeurs…) peuvent ouvrir un compte sur un ou plusieurs de ces réseaux sociaux. A partir de là, les business peuvent accéder à toutes les informations les concernant : personnes ayant fait un check-in, commentaires, tips…).

D’un côté, nous avons donc des mobianutes consommateurs, de l’autre des business connectées. L’hyperlocal marketing intertactif, c’est un business sur un lieu précis (pour le côté hyperlocal) qui échange, stimule et propose des challenges et des prix aux mobinautes connectées.

Aux US où le concept commence à être largement utilisée, des bars offrent des consommations gratuites au client mobinaute utilisant Fourquare qui invite 2 de ses amis à se checker sur le lieu simultanément. D’autres business offrent des réductions ou produits au Mayor du lieu.

Quelles incidences pour l’e-reputation des business ?

Non, la gestion de l’e-reputation n’est pas plus réservée aux grosses firmes du CAC 40.

Mon  boucher va devoir lui aussi s’y mettre. Nous sommes entré dans l’ère de la folksotopie, où l’on vient tagger des lieux que l’on aime… ou que l’on n’aime pas !!!

Imaginez que je laisse un commentaire (éphémère) ou pire un tips (récurrent) sur la qualité médiocre de la viande de bœuf que mon boucher m’a servi la semaine dernière sur Foursquare [le pauvre, en plus sa viande est excellente ;)]. Toutes personnes utilisant Foursquare et se géolocalisant sur le lieu ou à proximité auront accès à ce tips assez négatif pour mon boucher.

Quoi de mieux que d’être pro-actif pour gérer son e-reputation ?

Bars, restos, points de vente… Offrez de nouvelles expériences à vos consommateurs via ce type de réseaux sociaux. Véritables outils de SRM, les Foursquare, Plyce et autres Dimoioù sont des services pouvant vous aider à toujours optimiser votre relation client dans une approche relationnelle :

  • remontées des commentaires, opinions et avis
  • traitement des problèmes
  • fidélisation
  • recrutement
  • …..

Et mon boucher dans tout ça, il fait quoi ?

Vendredi 2 juin 2010

Ca y est, après de longues hésitations, mon boucher s’est inscrit sur Foursquare. Il a renseigné ses informations et commence à faire la promotion du réseau social et des promos qu’il va faire sur la vitrine de sa boucherie.

Lundi 5 juin 2010

Ca y est, c’est parti pour le Check-in :  mon boucher offre une tranche d’onglet de bœuf au Mayor de la semaine, il fait des réductions aux nouveaux clients se checkant sur place.

Mercredi 7 juillet

Fort du succès naissant de l’utilisation de Foursquare pour son commerce, mon boucher pousse le bouchon un petit peu plus loin. Il renomme le nom des poulets qu’il vend en utilisant le nom du Mayor du moment. En ce moment, ils s’appellent les poulets Cyril H. 😉

Vendredi 3 septembre 2010

Après quelques mois d’utilisation et un reporting réalisé grâce au Dashboard de Foursquare, mon boucher a analysé plusieurs comportements chez ses clients  :

  • les moins de 30 ans ne consomment pas de viande de veau (le mayor est tout le temps issu de cette tranche d’âge)
  • les femmes n’achètent pas de plats cuisinés (oui, mon boucher fait aussi des bons petits plats !!!)
  • la clientèle est peu nombreuse le mardi matin

De plus, de nombreux commentaires mentionnent que la boucherie est un peu terne et manque de chaleur.

Face à ce constat, il a décidé d’agir et de stimuler « sa » communauté.


Lundi 6 septembre 2010

J’arrive chez mon boucher, je réalise mon traditionnel petit « Check-In » et là, que vois-je :

Le Mayor et les users ayant fait plus de 5 check-in dans le mois ont droit à un rôti de veau gratuit. GÉNIAL !!!!

Tout chamboulé par ce cadeau [oui, oui, je suis toujours Mayor ;)], j’en oublie la moitié des courses.

Mardi 7 septembre 2010

Ma compagne part vers 10h du mat’ chez le boucher acheter tout ce que j’avais oublié hier (soit dit en passant, j’avais pris un « soufflon » en rentrant à la maison).

Elle achète donc un poulet, une tranche de bavette et 2 côtes de porc. Mon boucher, très gentiment, lui offre une portion de Moussaka préparée Maison, afin qu’elle goûte ce fameux plat préparé du pays des Hellènes. De plus, il lui fait une ristourne de 10% sur la note, la promo du mardi matin comme il l’appelle.

Mercredi 8 septembre

Je reviens chez mon boucher (oui, on est très proches depuis quelques temps !!!) commander de la viande pour un barbecue que je vais organiser ce week-end. Profitant de mon passage, il me donne un petit papier et m’explique qu’il vient de lancer un blog où il souhaite que ses clients l’aident à choisir  la nouvelle décoration et l’intérieur de sa boucherie : un peu comme une sorte de déco 2.0 sauf que sur la partie travaux, il se tape le boulot tout seul ;).

Le bilan

Mon boucher a bien analysé la situation, les comportements et les feedbacks par rapport à son commerce.

Il a tout d’abord identifié, analysé les différents clients de son commerce (=veille)

Il a ensuite proposé des actions stimulantes, des offres, des promos (=animation)

Il a crée un nouveau lien avec une frange de ses clients via le Social Media (Foursquare +blog) en engageant un dialogue (=engagement, stimulation d’échanges)

Depuis, il a ouvert une Page Fan Like où il propose des devinettes sur les différentes portions du bœuf et des vidéos sur la découpe du magret de canard, un compte Twitter où il échange de son métier et de la chasse son autre passion).

Ah mon boucher, ce HÉros community Manager !!!!

Sources :

Je vous recommande vivement l’analyse de Francois Verron sur Foursquare, qui est assez pointue sur le concept de l’Hyperlocal Marketing Interactif :  Le concept FOURSQUARE, sésame pour le permission marketing sur le marché de l’hyperlocal ?

http://www.groupechronos.org/index.php/eng/blog/de-la-folksonomie-aux-folksotopies-editer-la-vill

http://www.yop-concept.com/web2-0/foursquare-un-reseau-social-ludique-avec-des-possibilites-marketing/

http://frenchweb.fr/comment-faire-du-business-avec-dismoiou-foursquare-gowalla/

Bonus

Je vous invite aussi à lire la présentation de Foursquare que j’ai réalisé hier.

Social Search, ou comment Facebook peut ébranler le mastodonte Google

La définition

Le Social Search est un type de recherche où l’organisation des résultats de recherche se fait grâce aux interactions et aux contributions de votre réseau social (amis, followers…)

 

Le fait

Facebook va bientôt intégrer le moteur de recherche Bing  au sein du réseau de socialisation.

 

Les acteurs

 Facebook bien sûr, la locomotive mondiale des réseaux sociaux, qui revendique plus de 400 millions d’utilisateurs et qui souhaite apporter toujours plus de services à ses utilisateurs afin qu’ils passent encore plus de temps connecté sur Facebook.

 

Bing, qui non content de grignoter des parts de marché à Google depuis sa sortie en 2009, a contracté un solide partenariat avec Facebook afin d’implémenter la technologie de recherche Bing dans Facebook.

 

 

Google, d’ordinaire  en position monopolistique sur les marchés qu’il décide d’attaquer, se heurte à une forte  concurrence sur le marché plus que prometteur du Social Search.


 

Twitter, qui vient jouer les troubles fêtes. Véritable étendard du Real Time Web, Twitter fait trembler les acteurs du Social Search notamment par son..potentiel. L’utilisation mondiale de Twitter est encore  assez faible mais le service accroit chaque jour son nombre d’users.

 

 

 

Les dernières infos sur le gril

 

Facebook passe devant Google en terme d’audience aux Etats-Unis  selon une étude de Hitwise sur la seconde semaine du mois de Mars.

 

Facebook intégre l’implémentation automatique

Vous l’avez peut-être vu en utilisant le moteur de recherche de Facebook : l’implémentation automatique (accompagnement de la recherche avec suggestions selon l’orthographe) est désormais disponible sur le site de socialisation (cf communiqué de FB du 16 mars). Cette avancée permet de régler bien des écueils dans les recherches : en effet, avant cette intégration, il fallait taper le bon mot clé (sans fautes) pour espérer avoir des résultats en concordance. Cette technologie facilite grandement la visibilité des profils, groupes et autres pages fans. 

 

 

 Google intègre Facebook et Twitter dans ses recherches récentes

Google intègre le real time search dans son moteur de recherche. Ainsi, les messages et tweets postés respectivement sur Facebook et Twitter seront indéxés en temps réels sur des requêtes de recherche.

 

Twitter lance la plateforme « Promoted tweets »

L’info n’a pas pû vous échapper. Twitter lance sa plateforme publicitaire. Les annonceurs pourront acheter des mots clés et apparaître dans les résultats de recherche dans un premier temps. En service Beta avec quelques annonceurs dont Starbucks, la plateforme prtopôsera aux campgnes concluantes d’insérer des sponsored tweets dans la timeline des utilisateurs avec la mention « Promoted by … »


 

 

Les échecs récents de Google dans le Social Web

 

Google n’est pas à son premier coup d’essai pour intégrer du social dans sa marque. GoogleWave,, lancé en 2009, est un service à la croisée des chemins : à la fois messagerie instantanée, service e-mail, outil de réseautage collaboratif… Google Wave est une véritable plate-forme de communication.

Malgré un buzz conséquent relatif à la sortie, un effet de rareté dû à  la distribution au compte-goutte des invitations, Google Wave n’a pas su séduire un grand nombre d’utilisateurs. Les early-adopters n’ont pas tous été séduits par le service et n’ont que peu recommandé GoogleWave (de l’importance de l’influence des leaders d’opinion)

 

 


GoogleBuzz, lancé début 2010, se présente comme le réseau social de Google. Véritable Twitter-like, Google Buzz intègre des médias (photos, vidéos…) et ne contraint pas le nombre de caractères. Sur le papier, le succès de Google Buzz était quasiment assuré : 120 millions de comptes Gmail qui seraient implémentés de la technologie GoogleBuzz, un Twitter-like sans contraintes… Sur le papier seulement puisque quelques jours après sa sortie, de nombreux utilisateurs se sont plaints du non respect de la confidentialité et des données relatives à la vie privée par l’intégration de Buzz dans Gmail.

Surpromesse, problème de clarté, manque de valeur ajoutée… Google vient se subir en moins d’un an 2 échecs de lancement sur des services liés à la dimension sociale du web.

 

 

Les rapports de force

Sur le papier (ou dans les rapports financiers), on ne voit pas qui peut inquiéter Google. Dans les faits, la situation est tout autre : l’association Bing/Facebook est une véritable menace pour Google. Même si le taux de pénétration de Bing est dérisoire en France, il faut savoir que le moteur de recherche de Microsoft a déjà séduit plus de 10% des US users qui le préfèrent à Google ou Yahoo. Le rapprochement de Bing et Facebook devrait être un véritable levier pour Microsoft.

Twitter, qui peine encore à être rentable, devient un sérieux candidat dans la bataille du Social Search. Twitter fonctionne aujourd’hui en autonomie, mais il n’est pas dit que Twitter s’associe prochainement avec un moteur de recherche afin d’optimiser ce service (recherche de personnes, événements, clarification des hashtags….). Facebook en partenariat avec Bing, il reste donc à Google d’essayer de négocier avec Twitter pour intégrer leurs technologies de recherche.  


Les enjeux Business

Du SEO au SMO

Depuis l’avènement du web, et selon son organisation exécuté par les moteurs de recherche, le référencement naturel (SEO) est un élément clé de la visibilité d’un site (blog ou autres..). Les sociétés, les marques cherchent donc à faire apparaître leurs pages dans les premiers résultats sur des requêtes ou mots clés de recherche qu’ils ont défini.

La visibilité d’une page web est aujourd’hui nécessairement associée à la performance de son positionnement sur les moteurs de recherche.

La croissance exponentielle des réseaux sociaux ces dernières années ont contribué au développement d’une nouvelle méthode de référencement sur le web social : le SMO ou Social Media Optimisation. Le SMO consiste, pour une marque ou une organisation, à utiliser des fonctionnalités du web (RSS, espaces collaboratifs, boutons de partage, réseaux sociaux, blogs…) afin de contribuer, commenter, partager, converser avec son ou ses publics (clients, prospects, fournisseurs…).

Aujourd’hui, de nombreuses marques basculent une partie de leur budget SEO vers le SMO (parfois même sans savoir qu’elle font du SMO).

Vous l’aurez compris, tout l’enjeu ici est de voir comment les sociétés, marques et autres vont se comporter dans les années à venir. Si le SMO prend le pas sur le SEO, Google fragilisera sa position et sa santé financière car il faut savoir que Google base son modèle économique aujourd’hui sur les profits tirés du SEM (liens sponsorisés). Or, si l’audience de Google (moteur de recherche)  baisse, le SEM baissera lui aussi.

Bien sûr, ceci n’est qu’une supposition mais Google a, à mon avis, déjà anticipé cette possible évolution, et tente dès aujourd’hui d’y remédier.


Le Social Search By Google


Cette vidéo présente les nouvelles fonctionnalités de recherche sur le moteur de recherche Google. En effet, après s’être logué, vous pouvez accéder aux contenus de votre « social circle » sur une requête. Google intègre donc des résultats liés à l’activité, la publication et les commentaires de vos amis. Cela peut paraître intéressant en terme de recommandations, mais quid de l’utilisation?

Google ne propose qu’un ajout de recherche via son cercle social dans sa technologie.

Le challenge que doit relever la firme est l’adoption de ce nouveau service via l’inscription et le renseignement des réseaux sociaux associés à l’utilisateur.

 

 

L’analyse

Google est avant tout un moteur de recherche basé sur un algorithme seulement connu en interne. Google organise donc le web selon ses propres règles. Même si les internautes ont accepté et plébiscitent le moteur de recherche, le récent développement de services basés sur le principe de folksonomie (à savoir que le web est organisée selon une classification collaborative et une indexation faite par les utilisateurs eux-mêmes) risque d’égratigner la vision unique de l’organisation du web prônée par Google.

 

Google, Facebook, 2 ADN différents

L’ADN de la marque Google doit être vraisemblablement basé sur « service de recherche via requêtes ».

L’ADN de Facebook doit se situer autour de la notion de « partage avec son cercle social ».

Google veut intégrer du Social, Facebook veut intégrer de la recherche. Ok, mais quel est le mieux armé pour aller chercher l’autre su son propre terrain ?

 

Je crois fortement aujourd’hui que Facebook a toutes les cartes en main pour bousculer Google sur le territoire de la recherche via le Social Search. Facebook a déjà une forte maîtrise du social graph, des usages et interactions entre les utilisateurs, de l’analyse des comportements…. Facebook et Bing doivent aujourd’hui seulement développer un outil de recherche adapté au site de socialisation afin de voir émerger le contenu pertinent posté par son cercle social primaire (nos amis) ou son cercle social secondaire (les amis de nos amis). En sachant le nombre de publications que chaque utilisateur peut faire sur une produit, un lieu, un service…. Je vous laisse imaginer le potentiel de contenus que Facebook possède, reste plus qu’à organiser l’information selon le cercle social de l’utilisateur.

 

Google, on l’a vu, reste sur 2 expériences peu concluantes dans le domaine du web social. L’intégration et l’indexation de résultats en temps réel provenant de Twitter et Facebook n’est aujourd’hui pas la panacée, elle résulte seulement d’une réponse d’une faiblesse interne et surtout d’une menace de ces réseaux sociaux. Google subit la loi des réseaux sociaux, qui deviennent prépondérants dans la consommation d’internet par les personnes.

 

L’utilisateur a déjà pris le pouvoir du contenu (UGC) il va peut-être bientôt rendre le pouvoir de l’utilisation et de  l’organisation du web (folksonomie). N’est pas cela le web 3.0 où l’internaute, non content de produire du contenu et d’interagir, organise celui-ci selon son propre schéma de pensée. Et cà, Google va devoir s’y faire…


Social Search : Et Foursquare dans tout ça

Foursquare, Gowalla, Plyce,Dismoioù… tous ces services sont des réseaux sociaux basés sur la géolocalisation de l’individu. Ne serait-ce pas peut être eux qui vont détenir une bonne part du gâteau dans le Social Search?

Ces services, très axés sur la recommandation d’un lieu à son cercle social mais aussi aux utilisateurs du service, ont développé des interfaces afin que l’utilisateur puisse partager ces lieux. Manquerait plus qu’à ces services d’intégrer un moteur de recherche pour intégrer les commentaires et recommandations des amis et users sur un hôtel, un resto, un musée…. Limitatif en terme de recherche (impossibilité de rechercher une recommandation sur un produit, service…) mais intéressant tout de même.

Plus d’infos sur ces services dans un prochain billet. Stay tuned 😉

 Sources 

Le Figaro Économie –  article « Google adapte son rythme à Twitter et Facebook »

Le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/17/une-plainte-deposee-contre-google-buzz-aux-etats-unis_1307212_651865.html

Le Figaro – Twitter dévoile son modèle économique

Vendesign – Twitter lance sa plateforme publicitaire

 

A lire en complément

Article de ReadWriteWeb sur Facebook et notamment sur le paragraphe SEO vs. Community Management : round 1 

Facebook, c’est fou : le phénomène en 30 stats

Quoi, vous ne le savez pas ?
11 Millions
de fans continuent de faire vivre le mythe Michael Jackson sur Facebook !

On ne vous a rien dit ?
Nutella totalise plus de 3 Millions de fans sans aucune animation sur sa page Facebook !

Et cette info, vous ne l’avez pas vu passer ?
L’acteur Vin Dieisel a presque autant de fans que Barack Obama soit 7 Millions !

Ça, vous devriez savoir, non ?
La Chine et l’Iran
, entre autres, interdisent l’accès au site de socialisation !

Trève de blabla, une compilation de 30 stats sur Facebook… « Amazing! » comme dirait l’autre.

30 chiffres et stats Facebook

Pour plus d’infos sur l’espace presse de Facebook.

Sources : Facebook , Tribeca

Recette de l’évangélisation de l’e-reputation par Reputation Squad

Un résultat pas très flatteur entache votre e-reputation sur les moteurs de recherche. Vous ne savez plus comment gérer votre identité numérique. Faites confiance au Chef de Reputation Squad.

Recette de l’évangélisation de l’e-reputation

Difficulté : très facile
Prix : 6000€
Type de convives : Grand Public

Ingrédients

  • 1 bonne tête de dirigeant
  • 1 poisson (n’importe lequel)
  • 2 bonnes livres de vision négative
  • Une cuillerée de Javel
  • 2 ou 3 stagiaires mal formés

Préparation
Prenez votre tête de dirigeant et portez la à ébullition sur les plateaux TV, radio…. Faites le revenir sur la nécessité de noyer le poisson après que celui-ci soit remonté à la surface (des pages de recherche).
Ajouter 2 bonnes livres de vision négative sur la gestion de la e-reputation. Faites transpirer 2 ou 3 stagiaires sur la rédaction de billets afin de noyer (définitivement) le poisson.
Insérer la préparation dans un plat et enfourner dans un four ( Four à pyrolyse type Google). Laisser reposer quelques jours.
Badigeonnez le tout d’une cuillérée de Javel  avec une brosse WC afin de nettoyer les quelques défauts de la préparation.

Servez chaud sur toutes les bonnes émissions du PAF (Capital…) et sur quelques radios bien sélectionnées.
En espérant que cette recette ne sera pas noyée ou brûlée par le four Google 😉

Facebook Facts & Figures, les chiffres à retenir

Ce big schéma a été crée par www.website-monitoring.com.

La success story de Facebook est commentée et les principaux chiffres concernant le site de socialisation sont mis en valeur. A mettre dans tous les Twitter, linkedin et Viadeo des marques, pour celles qui seraient encore réticentes à Facebook ou qui pensent que ce réseau social est suelement destiné à leur gamin pré-ado. Enjoy !

Facebook de 2004 à 2010

E-reputation : le livre blanc

J’ai pris connaissance de la sorite du livre blanc sur la e-reputation il y a quelques jours. J’ai pris un petit moment pour parcourir cet ouvrage collectif édité par de nombreux acteurs du web, de la gestion d’identité numérique et de la e-reputation.

Même si je n’aime pas trop le terme de « livre blanc » que je réserverai plutôt à des ouvrages de fonds sur des sujets, cette publication a le mérite d’être pédagogique et fonctionelle (pour ne pas dire opérationelle).

Les différents intervenants traitent chacun d’un sujet sur lequel ils ont une certaine expertise. vous pourrez donc lire des analyses sur la e-reputation appliquée à des publics différents (contexte RH, marques, personnes, communautés, étudiants, universités…).

La gestion de la e-reputation, qui était « jadis » (il y a quelques années) un job de niche pour les professionnels de l’intelligence économique, est aujourd’hui une problématique que l’on retrouve chez les annonceurs, les agences, les consultants…
Cette question devient une problématique centrale chez nombre d’annonceurs : de la veille d’opinion à la stimulation des échanges autour de l’univers de la marque en passant par la création de communautés, la gestion de la e-reputation devient le dénominateur commun de nombreux dispositifs numériques.

 
S’il fallait retenir une seule slide sur cette présentation, c’est sûrement la n°41 qui rappelle les fondamentaux :

  1. Écouter
  2. Analyser
  3. Engager

Les services, les outils (social media monitoring, veille…) , les technologies ne vous seront d’aucune aide si vous oubliez ces fondamentaux.

Bonne lecture

@CyrilHijar

Reveal The Game, parce que je le vaux bien

Reveal The Game, la simulation du (futur) parfait collaborateur

L’Oréal paufine sa stratégie RH avec le lancement cette semaine de REVEAL THE GAME. Vous avez déjà dû entendre parler des Serious Game : ces jeux ludiques ayant une finalité sérieuse et pragmatique. De nombreux Serious Games se sont lancés dans les domaines tel que la politique, l’écologie, humanitaire

L’Oréal a donc décidé de recruter via ce nouveau Serious Game une partie de ses effectifs. La marque n’est pas à son premier coup d’essai. En 2007, en plein âge d’or du jeu Second Life, L’Oréal était allé chercher des talents derrière des avatars virtuels.

L’Oréal a aussi développé un jeu destiné aux coiffeuses : Hair be 12. Ce Serious Game d’apprentissage à la coiffure destiné à la sphère des professionnels capillaires, a pour objectif de détecter les futur(es) rock star Hairdresser.

 
Reveal The Game, la simulation de gestion de marque

Bon revenons en à Reveal the Game.

Les participants sont donc invités à jouer et à découvrir l’univers de la beauté chez L’Oréal. Le jeu est donc fondé sur un scénario où chaque participant se retrouve dans différents espaces et situations. Il doit donc résoudre différentes énigmes , créer son propre réseau de networking, prendre des décisions, répondre à des questions.. bref une vrai vie de jeune cadre dynamique!

Le scénario se construit donc par rapport aux réponses que chacun prend tout au long du jeu. Le but étant de maximiser un nombre de points disponibles.

L’Oréal segmente son jeu selon 5 compétences :

  • Marketing
  • Finance
  • Research & Development
  • Industry and Supply Chain
  • Business Development

Le parcours de chaque joueur, les réponses donnés par chacun vont construire des profils spécifiques. Les RH de L’Oréal pourront alors avoir accès à une fiche profilistique du candidat.

 
Petit aperçu immersif au coeur de REVEAL

Lucie O’Neill vous accueille dans son bureau. Elle vous présente rapidement ce pourquoi vous êtes là. Vous remplissez un formulaire pour donner connaissance de votre formation supérieure. Lucy vous conduit ensuite dans le bureau de Svend Host, le Directeur technique de la R&D. Très vite, Svend vous parle du Project W, un dossier très confidentiel par rapport à un possible lancement d’un nouveau produit. Il vous demande ensuite quelles décisions prendriez-vous par rapport à une problématique R&D sur un lancement de produit. La suite (pour le peu de temps où j’ai « joué ») est à peu près similaire dans les autres services de L’Oréal.

Le jeu se déroule donc de janvier 2010 à janvier 2011. L’Oreal récompensera donc le grand gagnant de la compétition et les 5 meilleurs participants par compétences.

 
Selon Le Figaro, Reveal doit permettre de recruter des futurs collaborateurs  parmi 2500 stagiaires et 500 diplômés visés worldwide chaque année. L’Oréal met ainsi en place une vértitable stratégie RH et se donne les moyens de ses ambitions. En dehors des gagnants de ce Serious Game, L’Oréal se constitue également une importante BDD de potentiels collaborateurs (on parle d’un objectif de 100 000 serious gamers). La petite histoire ne dit pas si L’Oréal ira chercher des profils bien ciblés parmi ses gamers.

Je me rappelle d’une étude qui signifiait que la marque qui le valait bien était dans le top 3 des sociétés préférées des étudiants et jeunes diplômés. je me dis que ce classement n’est pas prêt de s’inverser.

Mes chers ex-confrères étudiants, je ne saurai trop vous conseiller de tenter votre chance. L’expérience demeure en tout état de cause enrichissante et qui sait, vous sortirez peut être du lot (ou du panier)! Et pour pourrez enfin dire : « Reveal the Game, parce ce que je le vaux bien »