La bataille du Real Time Search and Real Time Web : Google, un empire en danger.

Imaginez : le moteur de recherche Google utilisé comme simple annuaire d’URL de sites à informations statiques.

Utopie ou prospective ?

« Tout va plus vite, tout s’accélère » disait Yann Arthus Bertrand dans le docu-film HOME sur le changement climatique. On pourrait aujourd’hui reprendre ses mots pour parler du système d’informations, boosté par la massification de l’utilisation des réseaux sociaux.
Le développement des interconnexions (dû notamment à l’essor des médias sociaux) accélère le processus de diffusion de l’information. Celle-ci devient quasi instantané : tweets de journalistes lors du procès Clearstream (@obs_clearstream @amaury_guibert). L’information devient même future ou/et prédictive : annonce des résultats des élections régionales Allemandes sur Twitter avant même la fermeture des bureaux de votes (http://alturl.com/zwmi).

Dans ce processus de diffusion de l’information, chaque média ou support vient apporter sa contribution et son analyse en fonction de sa réactivité et de son format. La presse écrite sembelrait être le média le plus fragilisé par le Real Time Web. Une information sur un canard la mardi matin a déjà parcouru le système d’informations, touchant une large frange de la population. Je n’annonce pas ici la mort de la presse écrite (Le relais du Nouvel Obs via Twitter montre l’adaptation du support au Real Time Web) mais je pense que son salut passera par le reportage ainsi qu’un certain éditorialisme.

Venons en aux causes du développement du Real Time Web. Au delà de la technologie qui est venue « donner de l’eau au moulin » des dévoreurs d’informations, quelques leviers ont favorisé et favorisent l’émergence du Real Time Web. Le développement de l’UGC (user Generated Content), la dynamique insufflée par la blogosphère contribuent à nous transformer en producteurs et/ou propulseurs d’informations.
Jusqu’ici, aucun scoop. Mais cette tendance du personal journalisme en appelle 2 autres : la boulimie et la bêta information.

L’internaute entré dans cette mécanique de recherche d’infos toujours plus exclusives, est en veille constante (boulimie) afin d’être au plus près (en terme de temps) de la naissance de l’information voire même être à la naissance de l’info et détenir le scoop (bêta information).

2 types de consommateurs d’informations
Une fracture s’établit entre 2 types de consommateurs d’informations :
– le traditionnel : il regarde le 20h à la TV, lit les journaux papiers, écoute la radio…
– Le H24 Connect : en veille sur son Dashboard agrégeant l’activité de ses comptes sur les réseaux sociaux, il est en alerte sur les sujets qui l’intéressent.

Pendant que le traditionnel prend connaissance des informations du jour au 20 heures de TF1, le H24 Connect est déjà en train de rechercher ou de relayer l’information phare qui sera présent sur tous les supports médias traditionnels le lendemain.

Au royaume de l’information en temps réel, Twitter est ROI

Le réseau social de microblogging Twitter, principale plateforme du Real Time Search, possède toutes les fonctionnalités développant la croissance du Real Time Search. Sur le terrain du Web de l’instantané, Twitter est en passe de devenir un Google killer, Bing killer, Facebook killer… Facebook a réagit en adaptant le système de communication Twitter et en créant des passerelles entre les 2 réseaux sociaux (possibilité de publier les tweets sur Facebook : http://apps.facebook.com/twitter/).
Et Google dans tout ça ?

Google a bien compris aujourd’hui que le Real Time Web et surtout le Real Time Search seront les futurs procès de recherche sur la toile. Seulement, Google tarde à réagir ou investi le monde du real Time Search assez timidement.
Google a développé un moteur de recherche, Twiogle (http://twiogle.com/), où sont indexés les tweets en temps réel et les résultats du moteur Google sur une recherche. Mais Google reste sur son système de recherche « traditionnel ». Très récemment, Google a indexé les Hot Trends sur son moteur de recherche afin de faire remonter les tendances du web. Tentative vaine de plagier Twitter ?

Bing, le moteur de recherche de Microsoft, a lui aussi intégré Twitter dans son moteur de recherche. Bingtweeets (http://bingtweets.com/) est une interface plus en phase avec la tendance du Real Time Search. Un espace agrège même les Trendings topics de Twitter classé en 3 thèmes (place, product, people).

Twitter n’est qu’un outil, mais il est aujourd’hui le fer de lance du Real Time Search et Google est les autres mastodontes du web vont devoir réfléchir et repenser leur moteur de recherche pour s’adapter aux changements de consommation de l’information par les internautes.

Plus d’info et formation sur le real Time Web : le blog de Jean Luc Raymond http://blog.jeanlucraymond.net/post/formation-real-time-web-formation-web-de-l-instantane

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La légitimité de l’utilisation des réseaux sociaux par les marques

« Insérons du réseau social dans notre marque ». En voici une phrase  qui ne cesse de fleurir sur les lèvres des directeurs marketing et communication des annonceurs.

Conscients de la puissance potentielle et du maillage affinitaire des réseaux sociaux, les marques tentent tour à tour de prendre la parole et de s’immiscer dans la sphère sociale.

Les réseaux sociaux où chaque membre prend la parole, dispose de son réseau d’influence propre.

Quelle est alors la recette du scuccès pour les marques ? Comment  construire une relation durable avec des membres de réseaux sociaux ?

Je n’ais pas la prétention de détenir la vérité, j’ai par contre quelques convictions sursur des actions à mener ou à exclure. La prise de parole d’une marque résulte d’une phase de réflexion stratégique menée en amont. Créer un groupe sur Facebook ou un compte sur Twitter ne permettent pas de batir une quelconque e-reputation : ces sites ne demeurent que des outils au service des internautes et des marques.

Nombre de marques  se gargarisent d’être présent sur Facebook, Flickr ou encore YouTube? Et ensuite ?

La semaine dernière, Carrefour a lancé une application Ventes Flash sur Facebook (http://apps.facebook.com/faceshopping). Le rendez-vous est pris  pour le mardi  22 septembre, à  10h pétantes. La promesse de Carrefour est forte, une vente flash sur un produit avec des stocks limités. Je me réjouis qu’une marque propose une application sur Facebook. L’initiative est intéressante, quoi que quand même mercantile sur un réseau social où la conversation et les interactions entre membres demeurent la principale raison d’être.

Connecté sur l’application Facebook, je vois que la vente du jour concerne un LCD à 99€ au lieu de 118 €. Moins de 20% de de remise sur une vente flash : fausse bonne promotion. !!!

Interloqué, je me rends sur Carrefour Online et me rends compte que le produit est disponible à 100€ en passant directement par le site. Horreur ! Carrefour promet des ventes exclusives Facebook alors que le distributeur vend le même produit à des conditions tarifaires similaires sur son propre site.

Aujourd’hui (mardi 29 septembre), Carrefour a l’air d’avoir rectifié le tir est propose une micro chaine en vente flash exclusivement disponible sur l’application Facebook.

Quelques règles de base à respecter semblent être (re) énoncés :

1. Créez une relation durable avec les membres (consommateurs ou non)

2. Apportez de la valeur ajoutée par votre contribution sur les réseaux sociaux (exemple Vitamin Water : http://apps.facebook.com/flavorcreator/)

3. Ecoutez votre réseau, votre audience

4. Partagez, faites participer les internautes à votre démarche.

La liste ne saurait être exhaustive…