Plyce, du ludique au business

Vous connaissez Plyce ? L’application mobile de géolocalisation sociale sortie en avril 2010, permettant de partager les meilleures adresses, de gagner des points et des médailles et de retrouver ses amis. La start-up française crée par Martin Destagnol, était initialement conçu comme alternative à Foursquare ou Gowalla.

Conscient de la forte concurrence outre Atlantique et sûrement peu sûr de son business model, Plyce a décidé de se repositionner en changeant le service de façon radicale : exit la couche sociale où l’on retrouve ses amis ; fini aussi la dimension ludique où l’on gagne des badges virtuels récompensant notre fidélité. Plyce devient une application utilisant la technologie de géolocalisation et référençant les bons plans (réductions, promotions…) à proximité de l’utilisateur.

Fusion avec Promogaïa

Plyce s’est adjoint les services de Promogaïa, une application proposant des bons en plans en géolocalisé. Plyce a donc lancé sa nouvelle application la semaine dernière avec une offre assez pléthorique : 30 000 bons plans dans 30 000 points de vente différents.
La qualité et la quantité des offres devraient permettre à Plyce de faire décoller le nombre de téléchargements. Mieux, Plyce passe d’un business model peu évident à un système de rémunération négocié avec les enseignes. Plyce compte donc sur les offres de lancement (deals avec Gap et Hertz notamment) pour acquérir une base importante d’utilisateurs. Vraisemblablement, Plyce tire aujourd’hui ses revenus d’un pourcentage prélevé sur les bons plans débloqués par les utilisateurs. Plyce a donc tout intérêt à proposer des offres séduisantes qui transforment au maximum sur de l’achat.

Un système simple… et sécurisé

Mon tempérament un brin curieux, je n’ai pas attendu avant de tester. Étant dans un centre commercial, j’ai lancé l’app qui me proposait pas loin de 3 offres à moins de 100 mètres. L’offre H&M a particulièrement retenu mon attention : 10€ en carte cadeau pour 3 passages (en effectuant un check-in dans un point de vente H&M)

Lors de votre check-in, vous devez prendre une photo afin de bien prouver que vous vous trouvez effectivement dans un point de vente H&M. La validation a posteriori de votre localisation par les équipes de Plyce permet de repérer les éventuels fraudeurs.

Le système instauré par Plyce convient notamment aux enseignes disposant de nombreux points de vente. En l’espèce, l’offre fonctionne dans les 140 H&M présents sur le territoire français.

Verdict ?

Foursquare et maintenant Facebook Places via les Deals positionné sur le Social Shopping, les dirigeants de Plycce savaient que les perspectives de l’app en V1 seraient limitées. En délaissant le côté ludique et la couche sociale (la popssibilité de retrouver ses amis), Plyce se positionne sur un modèle éminemment connu (les bons plans) et y ajoute une couche technologique pour proposer un service attrayant pour les consommateurs. S’affranchissant également du module de commentaires et des freins des commerçants liés aux commentaires négatifs (gestionde l’e-reputation), Plyce lève le maximum de barrières à l’achat.

Du Social Game au Geo-location business service, Plyce semble avoir trouvé un business model..et un public captif :  « quand l’aspect ludique se meurt au profit de l’utilité » ou « que le geek ne représente pas une monnaie assez forte face au consommateur« . Souhaitons bonne chance à Plyce pour cette renaissance !

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Safeway + PepsiCo = Foursquare

La start-up Foursquare teste actuellement une optimisation de son concept. Depuis son lancement en mars 2009, le réseau social basé sur la géolocalisation a intégré la dimension business via les « customers rewards », des offres pour gratifier les nouveaux clients ou récompenser les clients fidèles.

Le site de vente en ligne de produits alimentaire et d’épicerie Safeway a lancé un programme pilote avec le géant des soft drinks PepsiCo basé sur des récompenses à chaque check-in sur Foursquare.

Comment ça marche ?

En clair, les clients de Safeway lient leur carte fidélité Vons Club (programme de fidélité de Safeway et des boutiques Vons) à leur compte Foursquare. Ils ont immédiatement accès à des réductions ou gratuités sur des produits Pepsi.

Les membres peuvent également automatiser leur check-in et débloquer des réductions à chaque achat en ligne.

Des coupons…matérialisés !

La vrai révolution est que Foursquare développe des coupons print pour les clients des points de vente Vons. Les membres du programme de fidélité utilisant Foursquare peuvent donc imprimer des bons de réductions personnalisés et les utiliser en point de vente.

Une utilisation marketing des données des membres

Atttention, les badges parlent !!! Quand vous débloquez le Gym Rat badge ou le Pizzaiolo badge, vous communiquez que vous martyrisez les barres de muscu de la salle de sport et que vous avez goûté toutes les Regina des pizzerias de votre ville!!!

Imaginez ce que peut donner en terme de connaissance client :  les données d’une carte fidélité (comportement de consommation) associées aux données utilisateur de Foursquare (hobbies…).

Un pas de plus vers la personnalisation de l’offre grâce à une connaissance client accrue. Un point de vente Vons peut aisément proposer des réductions sur des packs de Vitamin Water ou de Burn à un client sportif ayant débloqué le Gym Rat badge et consommant des boissons énergétiques (selon sa carte de fidélité).

Les nouveau programme de Foursquare permettrait même de pouvoir gérer des offres promotionnelles en géolocalisé suite à des checkin dans des lieux.
Je m’explique : je vais faire un cours de gym à la salle de sport de mon quartier et donc me localise sur le lieu. Foursquare peut me proposer à ce moment là une réduction sur un pack de St Yorre (boisson excellente pour la récupération sportive) dans le supermarché voisin.

Le nouveau programme Foursquare semble se baser sur une idée forte :
Créer de nouvelles expériences utilisateurs en proposant des gratifications et réductions selon les activités des membres du réseau social. Les potentialités sont immenses…

Sources :

Mashable

Soon : les Check-in deals de Facebook Places

La  rumeur enfle depuis ces dernières heures aux US : Facebook serait en beta test sur des fonctionnalités business de son application Places. Selon AllFacebook, Facebook serait notamment en train de tester une offre « 1 produit offert pour un check-in avec 3 amis taggés » avec une sélection de partenaires.

La firme de Palo Alto est plutôt discrète à ce sujet et ne souhaite pas commenter les fuites qui se propagent sur les blogs Social Media aux US. AllFacebook a récupéré un e-mail envoyé par Facebook à un beta testeur de Chek-in Deals.

Il est à noter que Facebook emploie le terme de « followers » pour désigner les personnes suivant un lieu. Selon tout vraisemblance, Facebook proposera aux business des statistiques et une interface de monitoring de leur deals.

L’analyse

A mon sens, Facebook suit bien sa feuille de route. Après avoir démocratisé les usages de la géolocalisation ( ou plûtot diffusé au plus grand nombre) sur le news feed de ses 500 Millions de membres, Facebook s’apprête à lancer une fonctionnalité business pour que les point de ventes, commerces… locaux puissent bénéficier de la puissance et de la viralité du réseau social.

Jusqu’à présent, les principales critiques émises au sujet des services de géolocalisation comme Foursquare, Gowalla, Loopt ou bien sûr Facebook Places est le déficit d’incentives liés à de la localisation dans différents endroits. Pour en avoir parlé au niveau local avec des utilisateurs de Foursquare, il est vrai que beaucoup se lassent de n’avoir que la dimension ludique (badges, mayorships) comme objectif. Facebook Places for deals cumule l’ensemble des pré-requis pour devenir une succes story : les business (même les petits commerces) sont déjà sur Facebook et tissent quotidiennement des relations avec leur communauté respective. Une nouvelle fonctionnalité destinée à recruter ou fidéliser des clients via des offres spéciales sera un levier supplémentaire d’engagement auprès des clients et de développement business.

Ce qui paraît aujourd’hui incontournable, c’est la croissante utilisation du social graph de l’utilisateur pour viraliser des deals.
Prenons un exemple. Une boulangerie lance un « check-in deal » pour l’épiphanie : « Une  frangipane offerte pour tout check-in où 5 de vos amis sont taggués ». Vous conviendrez qu’il y a peu de chances que les 5 amis de l’utilisateur soient présents dans la boulangerie. Et c’est par ce « biais » (double sens) que les commerces vont pouvoir développer du bouche à oreille en hyperlocal.

La mécanique est simple : un ami à moi se checke dans la dite boulangerie de mon quartier en me tagguant. Je suis averti par un message Facebook et ma localisation apparaît dans ma news feed. Je suis alors informé de l’existence du deal et peut moi- même en profiter en me localisant en tagguant 5 amis dans cette fameuse boulangerie.
Je ne souhaite pas développer les potentiels dangers que peuvent soulever ce genre de deals au niveau de la gestion de la vie privée des utilisateurs mais il convient de dire que ces dispositifs présentent certains risques de rejet (accès aux données du profil, localisation on souhaitée).

Un peu de patience alors, le service sera disponible vraisemblablement sous peu aux US et dans quelques mois (comme toujours) en France. Les usages sont à inventer et je suis persuadé que nous serons prochainement étonnés de la créativité de certains dispositifs (et des deals) proposés par des commerces. A suivre !

Sources :
ReadWriteWeb
AllFacebook

Shopkick, quand le mobile fait du commerce

Shopkick est le nom d’une start-up californienne qui a lancé hier son application mobile éponyme. L’idée se calque sur la philosophie de Foursquare : faire gagner des avantages à des clients en situation d’achat ou de consommation. Shopkick combine la géolocalisation via mobile avec le commerce.

Quel est le principe ?

Vous êtes dans un  point de vente partenaire de Shopkick : vous effectuez un « Kickbucks », un « check-in » dans le point de vente et obtenez immédiatement des points appelés également Kickbucks.

Sur certains produits présents en points de vente, vous pouvez également bénéficier de « Special Offer », c’est à  dire de remises spéciales. Le but étant de compiler vos Kickbucks afin de les transformer en cadeaux : téléchargements de musiques, dons à des ONG, abonnements à des magazines….. et même conversion en Facebook credits !

 

Potentialités d’utilisations pour les commerçants

Les commerçants vont pouvoir utiliser Shopkick afin de stimuler leurs produits en point de vente. Campagne de recrutement ou opération de fidélisation, Shopkick offre un service simple, ludique et doté de nombreux avantages.

Le parcours client :

N’oublions pas que Shopkick est une application mobile basée sur la géolocalisation et sur le  check-in. Les commerçants vont avoir la possibilité de suivre le parcours client en point de vente. Ces informations demeureront précieuses afin d’optimiser le merchandising mais aussi pour établir des typologies de clients afin de leur offrir des promotions sur mesure. Shopkick va devenir le support des marchands pour décrypter les habitudes de consommation de leurs clients.

La dimension expérentielle

De plus, Shopkick incite les clients à essayer les produits : chaque essai et scan d’un code-barres d’un vêtement par exemple permet de récolter des kickbuts.

 

Collecte de badges

Shopkick ne serait pas une apps en verve sans la dimension ludique de la course aux badges qui rythment les journées de la communauté geek!!! Effectuez des « kickbuts » et débloquez des badges…. Comme quoi, Foursquare en a inspiré plus d’un!

Mon opinion…

Shopkick allie les facteurs clés d’un service comme Foursquare et ajoute une couche commerciale via les kickbuts. Le système de scan via code-barres assure une facilité d’utilisation et de prise en main. L’équipe de Shopkick a su créer une application qui parait séduisante et pourra afiicher une certaine performance. Ils ont dû notamment lorgner du côté de Stickybits et insérer cette « couche commerciale » afin de proposer une application bipartite (utilisateurs et commerçants y trouvent leur intérêt).

Grégory Pouy parlait récemment de la relative nécessité de ne plus distinguer le on du offline, Shopkick s’insère dans cette tendance où le digital et le réel sont associés et vivent ubiquitairement. Si vous souhaitez découvrir d’autres exemples sur des applications mobiles digital/réel, je vous invite à lire le billet présentant l’app Stickybits.

Bon, pour l’instant, l’app n’est disponible que dans le store US. Aux US, seuls quelques points de vente sont dotés du système dont notamment BestBuy.

Pensez-vous que Shopkick ait réellement un business model et une chance d’atteindre une masse critique d’users pour s’installer durablement ? J’ai ma petite idée là-dessus….

Miso, Le Foursquare des programmes TV

J’aurai pu nommer ce billet « Quand la TV devient sociale« .
Vous le savez bien, la TV est depuis plusieurs années en perte de vitesse, notamment au niveau des jeunes générations, qui sont de plus en plus connectés. Les services VOD explosent et nous consommons le média TV plus librement qu’auparavant.

Alors, dans ce contexte, comment la TV peut se recycler afin d’établir une nouvelle expérience avec son audience ?

Miso est un service mobile permettant de partager en temps réel les programmes TV que nous visionnons.

Le principe

Effectuer un « check-in » quand  on visionne un programme TV.  Le but est donc de partager ses goûts télévisuels et de commenter les différents programmes.

L’intérêt

Au niveau utilisateur :
Miso nous permet de pouvoir partager avec nos amis nos programmes TV préférés. Imaginez tous vos friends Facebook faire un check-in le lundi soir devant « L’amour est dans le pré » sur M6 avec un petit commentaire à la clé. Miso a donc une dimension sociale.

Au niveau business :
Chaînes de TV, sociétés de productions de programmes : Miso est un service formidable afin de recueillir le feedback des téléspectateurs. Comme pour Foursquare, on peut imaginer des deals entre Miso et une chaîne TV sur la mise en place d’un badge. A partir de 10 Check-In sur un programme de la chaine, vous débloquez le badge….

L’aspect ludique

Miso se base sur une mécanique ludique Foursquare-like avec l’obtention de badges. Comme sur Foursquare, la fréquence et la variété d’utilisation sont autant d’atouts pour débloquer des badges.

Le partage & la dimension sociale

Miso s’appuie sur les réseaux sociaux populaires afin de diffuser les commentaires des utilisateurs. Il est donc possible de partager ses impressions sur un programme TV sur Twitter et Facebook. Vous pouvez même vous localiser sur Foursquare.

Publication sur fil d’actualité Facebook

Publication sur Timeline Twitter

PROSPECTIVE

Quelles peuvent être les usages business de Miso ?

Tirer les bénéfices du temps réel

Imaginez que vous regardez un programme de télé-réalité (genre Secret Story) qui a une diffusion quotidienne. Chaque fois que vous regardez le programme, vous checkez et laissez un commentaire. La production du programme pourrait tout aussi bien vous demander de commenter la qualité et l’attractivité de l’émission afin d’optimiser le programme. La prod pourrait aussi demander aux téléspectateurs connectés sur Miso de proposer des situations, des challenges aux candidats en temps réel. Voilà une belle opération « d’entertainment crowdsourcing » qui pourrait voir le jour.

Fidéliser les téléspectateurs sur un programme

Malgré une dimension ludique présente, on peut regretter que le système de « Mayorship » de Foursquare n’est pas été adapté pour Miso. On aurait pu créer non pas des « Mayor » mais des « Faithful » ou « Chairman » de chaque programme. A savoir que la personne la plus fidèle à l’émission aurait un titre honorifique.

On peut également aller plus loin et penser à des stratégies de Social CRM.

– Le « Chairman » d’un programme pourrait être invité par la production.
Comme disait Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà… Chairman de 24h Chrono, assistant au tournage d’un épisode de la dernière saison, rencontrant Kiefer Sunderland (Jack Bauer) et même apparaissant dans une scène…..

– Les Miso users les plus fidèles pourraient avoir accès aux bonus d’une série ou aux backstages d’une émission de divertissement.

Opérations conjointes

Les potentialités de Miso et la connexion du service à Foursquare peuvent déboucher sur des opérations conjointes ou des événements co-brandés entre une chaîne TV et un lieu.

Imaginez que TF1 s’associe avec 10 cafés assez populaires dans les 10 premières villes de France sur la retransmission de la finale de la Coupe du Monde de football le 11 juillet prochain. Chaque personne se checkant devant le match dans un café partenaire de TF1 sur Miso recevra une boisson gratuite (financée par TF1).
Les intérêts sont partagés : les cafés partenaires remplissent leur établissement et dynamisent leur lieu. TF1 récompense les téléspectateurs et initie une relation originale avec eux.

On peut même aller plus loin pour des événements télévisuels à vocation caritative. Imaginez que lors du Téléthon, les organisateurs lancent un challenge aux citoyens : « Allez effectuer un « Check-In » dans tous les points de vente de La Poste (partenaire du Téléthon) retransmettant l’événement dans leurs locaux. A chaque « Check-In » sur Miso avec une géolocalisation Foursquare, La Poste versera  5 € au Téléthon ».

Gestion de la e-reputation des programmes et des chaînes

Bien sûr, un service comme Miso permet aux chaînes et programmes TV d’effectuer de la veille et d’entrer en relation avec leur audience. Combien de commentaires ai-je lu sur mon fil d’actualité Facebook lors des retransmissions d’émissions comme « L’amour est dans le pré » ou « Nouvelle Star« !!!!

Un programme TV pourrait bien recueillir les opinions des Miso Users et engager la conversation afin d’établir une nouvelle relation avec le télespactateur. Car en fait, ce qui nous manque à nous, la génération Y, quand nous regardons la TV, c’est l’interaction avec le programme. Nous sommes obligés « de pourrir » d’alimenter notre fil d’actualité Facebook et notre timeline Twitter de nos états d’âme sur la dernière robe échancrée de Virginie Guilhaume ou sur l’analyse peu loquace de Christian Jeanpierre sur la situation de l’équipe de France de football pour assouvir notre « addiction de partage« .

La TV, d’ordinaire médium de messages unilatérals, trouve dans le développement de services Miso, une manière d’insérer de l’interactivité et une nouvelle relation avec les télépectateurs.

Pour aller plus loin :

D’autres services, bien que parfois différents, s’inscrivent dans la tendance émergente de la « TV sociale »  ou partage d’expériences audiovisuelles :

GetGlue

Philo

HotPotato

KickFour

TunerFish

Merci à ma source : ReadWriteWeb

La e-reputation à l’heure de la géolocalisation : Mon boucher, ce Community Manager

Foursquare, Gowalla, Plyce, Dismoioù…. Les réseaux sociaux basés sur la géolocalisation font une percée assez incroyable chez les utilisateurs de Smartphone.

Foursquare, Gowalla, Plyce, Dismoioù… #WTF, c’est quoi au juste ?

Ce sont des applications Smartphones qui permettent de partager et de recommander des lieux à son cercle social (amis, followers…). Ces réseaux sociaux se basent sur les coordonnées GPS d’un individu afin de le géolocaliser précisément.

Ok mais comment cela se passe pour l’utilisateur ?

Imaginez que vous cherchez un resto sympa proche de votre position. Vous lancez l’application de géolocalisation (Foursquare par exemple) et immédiatement, le service vous donne accès à tous les lieux à proximité de votre position.
Vous voyez ce resto sur Foursquare et vous êtes physiquement à quelques pas de celui-ci. Un utilisateur de la communauté Foursquare vous indique que l’on y mange de très bonnes parilladas de poisson. Vous vous décidez d’aller tester ce resto.
A l’intérieur du resto, vous pouvez partager votre propre expérience et signifiant que vous présent (check-in) et en laissant un commentaire ou un Tip (traduisez un tuyau ou bon plan) sur les mets, l’accueil, l’ambiance….

Les réseaux sociaux basés sur la géolocalisation vous permettent de partager et d’échanger vos lieux préférés mais aussi de commenter et de donner vos avis, opinions et impression sur ces lieux.

Et c’est ici que cela devient intéressant en terme de business.

Un nouveau levier pour les business, l’hyperlocal marketing interactif

Via des systèmes ludiques de badges et médailles pour certains, les réseaux sociaux invitent et incitent les utilisateurs à se géolocaliser le plus fréquemment possible.  Les utilisateurs laissent parfois à ce moment là des tips ou des commentaires.

De leur côté, les business ( bars, restos, musées, coiffeurs…) peuvent ouvrir un compte sur un ou plusieurs de ces réseaux sociaux. A partir de là, les business peuvent accéder à toutes les informations les concernant : personnes ayant fait un check-in, commentaires, tips…).

D’un côté, nous avons donc des mobianutes consommateurs, de l’autre des business connectées. L’hyperlocal marketing intertactif, c’est un business sur un lieu précis (pour le côté hyperlocal) qui échange, stimule et propose des challenges et des prix aux mobinautes connectées.

Aux US où le concept commence à être largement utilisée, des bars offrent des consommations gratuites au client mobinaute utilisant Fourquare qui invite 2 de ses amis à se checker sur le lieu simultanément. D’autres business offrent des réductions ou produits au Mayor du lieu.

Quelles incidences pour l’e-reputation des business ?

Non, la gestion de l’e-reputation n’est pas plus réservée aux grosses firmes du CAC 40.

Mon  boucher va devoir lui aussi s’y mettre. Nous sommes entré dans l’ère de la folksotopie, où l’on vient tagger des lieux que l’on aime… ou que l’on n’aime pas !!!

Imaginez que je laisse un commentaire (éphémère) ou pire un tips (récurrent) sur la qualité médiocre de la viande de bœuf que mon boucher m’a servi la semaine dernière sur Foursquare [le pauvre, en plus sa viande est excellente ;)]. Toutes personnes utilisant Foursquare et se géolocalisant sur le lieu ou à proximité auront accès à ce tips assez négatif pour mon boucher.

Quoi de mieux que d’être pro-actif pour gérer son e-reputation ?

Bars, restos, points de vente… Offrez de nouvelles expériences à vos consommateurs via ce type de réseaux sociaux. Véritables outils de SRM, les Foursquare, Plyce et autres Dimoioù sont des services pouvant vous aider à toujours optimiser votre relation client dans une approche relationnelle :

  • remontées des commentaires, opinions et avis
  • traitement des problèmes
  • fidélisation
  • recrutement
  • …..

Et mon boucher dans tout ça, il fait quoi ?

Vendredi 2 juin 2010

Ca y est, après de longues hésitations, mon boucher s’est inscrit sur Foursquare. Il a renseigné ses informations et commence à faire la promotion du réseau social et des promos qu’il va faire sur la vitrine de sa boucherie.

Lundi 5 juin 2010

Ca y est, c’est parti pour le Check-in :  mon boucher offre une tranche d’onglet de bœuf au Mayor de la semaine, il fait des réductions aux nouveaux clients se checkant sur place.

Mercredi 7 juillet

Fort du succès naissant de l’utilisation de Foursquare pour son commerce, mon boucher pousse le bouchon un petit peu plus loin. Il renomme le nom des poulets qu’il vend en utilisant le nom du Mayor du moment. En ce moment, ils s’appellent les poulets Cyril H. 😉

Vendredi 3 septembre 2010

Après quelques mois d’utilisation et un reporting réalisé grâce au Dashboard de Foursquare, mon boucher a analysé plusieurs comportements chez ses clients  :

  • les moins de 30 ans ne consomment pas de viande de veau (le mayor est tout le temps issu de cette tranche d’âge)
  • les femmes n’achètent pas de plats cuisinés (oui, mon boucher fait aussi des bons petits plats !!!)
  • la clientèle est peu nombreuse le mardi matin

De plus, de nombreux commentaires mentionnent que la boucherie est un peu terne et manque de chaleur.

Face à ce constat, il a décidé d’agir et de stimuler « sa » communauté.


Lundi 6 septembre 2010

J’arrive chez mon boucher, je réalise mon traditionnel petit « Check-In » et là, que vois-je :

Le Mayor et les users ayant fait plus de 5 check-in dans le mois ont droit à un rôti de veau gratuit. GÉNIAL !!!!

Tout chamboulé par ce cadeau [oui, oui, je suis toujours Mayor ;)], j’en oublie la moitié des courses.

Mardi 7 septembre 2010

Ma compagne part vers 10h du mat’ chez le boucher acheter tout ce que j’avais oublié hier (soit dit en passant, j’avais pris un « soufflon » en rentrant à la maison).

Elle achète donc un poulet, une tranche de bavette et 2 côtes de porc. Mon boucher, très gentiment, lui offre une portion de Moussaka préparée Maison, afin qu’elle goûte ce fameux plat préparé du pays des Hellènes. De plus, il lui fait une ristourne de 10% sur la note, la promo du mardi matin comme il l’appelle.

Mercredi 8 septembre

Je reviens chez mon boucher (oui, on est très proches depuis quelques temps !!!) commander de la viande pour un barbecue que je vais organiser ce week-end. Profitant de mon passage, il me donne un petit papier et m’explique qu’il vient de lancer un blog où il souhaite que ses clients l’aident à choisir  la nouvelle décoration et l’intérieur de sa boucherie : un peu comme une sorte de déco 2.0 sauf que sur la partie travaux, il se tape le boulot tout seul ;).

Le bilan

Mon boucher a bien analysé la situation, les comportements et les feedbacks par rapport à son commerce.

Il a tout d’abord identifié, analysé les différents clients de son commerce (=veille)

Il a ensuite proposé des actions stimulantes, des offres, des promos (=animation)

Il a crée un nouveau lien avec une frange de ses clients via le Social Media (Foursquare +blog) en engageant un dialogue (=engagement, stimulation d’échanges)

Depuis, il a ouvert une Page Fan Like où il propose des devinettes sur les différentes portions du bœuf et des vidéos sur la découpe du magret de canard, un compte Twitter où il échange de son métier et de la chasse son autre passion).

Ah mon boucher, ce HÉros community Manager !!!!

Sources :

Je vous recommande vivement l’analyse de Francois Verron sur Foursquare, qui est assez pointue sur le concept de l’Hyperlocal Marketing Interactif :  Le concept FOURSQUARE, sésame pour le permission marketing sur le marché de l’hyperlocal ?

http://www.groupechronos.org/index.php/eng/blog/de-la-folksonomie-aux-folksotopies-editer-la-vill

http://www.yop-concept.com/web2-0/foursquare-un-reseau-social-ludique-avec-des-possibilites-marketing/

http://frenchweb.fr/comment-faire-du-business-avec-dismoiou-foursquare-gowalla/

Bonus

Je vous invite aussi à lire la présentation de Foursquare que j’ai réalisé hier.