Superbowl, le laboratoire de la pub s’empare des réseaux sociaux

« Dis gars !!! T’as mis du tweet dans la Merco ? Parce que là, il va falloir du #hashtag pour que l’on puisse arriver à temps à Dallas !!! »

Twitter Fueled Race by Mercedes Benz

La marque allemande profite du Superbowl ce samedi pour lancer un dispositif viral et communautaire plutôt singulier. Le « Twitter Fueled Race » est un premier du genre: une course où 4 bolides (des Classes C) sont lancés depuis le 2 février à la conquête de Dallas (ville du théâtre de l’événement) via un carburant assez novateur : le tweet. Et oui, Mercedes a eu la folle idée de connecter les véhicules des 4 teams aux tweets des internautes.


Plus communautaire, tu ne fais pas : mieux qu’un système de vote, le Twitter Fueled Race est basé sur l’affinité et la mobilisation des twitterers auprès de telle ou telle équipe.

A quand la tweet élection ou la tweet sélection des footeux de l’équipe de France 😉 ?

La « Twitter Fueled Race » est bien la justification expérientielle que le réseau Twitter est devenu mainstream aux US : pour développer ce dispositif, la marque allemande a bien jugé la puissance potentielle du réseau et le potentiel d’utilisteurs. Pour résumer en 3 mots :  le Twitter Power !!!!

Qui va gagner le Superbowl ?

Je ne saurais répondre à cette question. D’ailleurs, je vais vous faire un petite confidence : je ne sais même pas quelles sont les équipes finalistes!!!!

Quand je parle de gagnant, je pense aux marques annonçant pendant la messe du football américain…. de la publicité.

Comme en 2010, la société de Social Media Monitoring Radian 6 développe son outil afin de mesurer le buzz autour des marques ainsi que la tonalité des messages, le tout en trackant les tweets traitant des dites marques. L’objectif est d’évaluer le « Social écho » ou même le « Twitter écho » des dispositifs, campagnes et spot TV des marques autour du Superbowl.


Sur le site BrandBowl,  vous pouvez donc suivre en temps réel les performances « sociales » des 49 marques annonçant autour du Superbowl.

Il est intéressant de comprendre le ranking adopté par Radian 6 pour classer  chaque marque. Voyons cela de plus près :

Calcul du sentiment (tonalité):
(Positive tweets + Neutral tweets – Negative tweets)/ Total brand tweets.

Calcul du Brandbowl score :
(Positive tweets + Neutral tweets – Negative tweets)/ Total tweets for all brands.

Les indicateurs devraient donc s’affoler à l’approche de ce « big » événement.

Pour info, Melwater a déjà classé le marques ayant fait le plus de buzz avant le Superbowl.

Social Media, le pouls de la publicité ?

Véritable mecque de la publicité, le Superbowl est un événement scruté de très près par la planète publicitaire. La généralisation de l’utilisation des réseaux sociaux a apporté une autre dimension aux publicités diffusées lors du Superbowl. Certaines marques ont compris l’intérêt de proposer des dispositifs et campagnes relayés via les réseaux sociaux. Coca-Cola a déjà propulsé son spot sur les plateformes vidéos,  Volswagen dévoile sa nouvelle pub 4 jours avant le Superbowl et totalise déjà plus de 10 Millions de vues sur Youtube : l’attente des télespectateurs des publicités du Superbowl est devenu si forte que la diffusion du spot lui-même lors du match n’est plus un événement. Les marques ont compris qu’elles pouvaient créer du buzz à l’approche du Superbowl et se créer une fenêtre de visibilité hyper-forte.
Et si l’achat d’espace publicitaire du Superbowl était devenu pour les marques un simple effet d’annonce afin de profiter de l’effet buzz avant l’événement ?
Je grossis peut être le trait mais les exemples nous montrent que les marques utilisent le potentiel des réseaux sociaux afin de viraliser au maximum leurs dispositifs. Les coûts de diffusion via les réseaux sociaux étant quasi-nuls, les marques ont simplement besoin de créer un beau spot ou de créer un dispositif ludique et original et de les propulser sur les réseaux sociaux : Qui a dit que le ROI des médias sociaux n’existait pas ?

Bref, si j’ai bien compris, aujourd’hui une marque achète un spot à 3 millions pendant le Superbowl et puis essaie de rentabiliser le spot avant même sa diffusion !!!!

Un étude de l’agence Venables Bell & Partners montre que 22% des américains seront connectés à Facebook pendant le match. Cette étude montre aussi que les chiffres d’engagement (feedbacks sur les publicités), d’intérêt pour les spots et de connexion (réseaux sociaux) explosent sur les jeunes générations. De la diffusion à l’interaction, du téléspectateur au téléacteur, le Superbowl ne se visionnera consommera plus jamais comme avant.

Une dernière phrase me vient à l’esprit :
« Ne pensez plus à seulement créer le show, pensez à le faire vivre par votre cible afin qu’elle se l’approprie »

Sources :
MinuteBuzz
SFGate
Mashable

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Les Inspecteurs Anonymes du guide Michelin à l’heure du Social Media

Le Guide Michelin avec la sélection des restaurants et l’attribution d’étoiles aux meilleures tables du monde entier, vous connaissez ?
Et vous savez sûrement que les personnes chargées de noter les  hôtels et restaurants sont des inspecteurs anonymes plus communément appelés « clients mystères ».

Les inspecteurs anonymes du guide Michelin  aux US ont décidé de livrer quelques-uns de leur précieux conseils à destination de clients d’hôtels et de restaurants américains.

Des tips d’experts sur Foursquare

Michelin propose donc aux clients des restaurants étoilés et autres bonnes adresses de Chicago, San Francisco ou New York de recevoir directement sur leur app Foursquare des tips concernant le lieu qu’ils visitent. L’inspecteur anonyme de New York conseille de commander un dessert spécifique au restaurant The Modern (au MoMA) :
« Don’t miss the chocolate cart at the end of your meal. The pastry chef is truly outstanding at this element »

Cette somme de petits tuyaux divulgués par les inspecteurs du Guide Michelin permet au client de découvrir la curiosité d’une carte de restaurant ou la singularité de la vue d’une chambre d’hôtel.

Les Inspecteurs Anonymes poursuivent l’interaction sur Twitter

En effet, vous pouvez suivre les tribulations des inspecteurs anonymes de Michelin. Mieux, chaque ville possède son propre compte Twitter.

Ainsi, vous pouvez tenter de démasquer l’inspecteur anonyme de Chicago, New York ou encore SF.

Guide Michelin, entre démarche locale et interactions

Je trouve très intéressante la démarche de Michelin de démystifier l’inspecteur anonyme tout en gardant une part de secret. La démarche spécifique par ville renforce la dimension de recommandation ainsi que la proximité entre l’inspecteur et les Twitterers.
La méthode Michelin, connue et reconnue depuis des décennies, se diffuse à l’ère du Social Media en se basant sur 3 notions : géolocalisation, interactions, recommandations.

Si vous souhaitez connaitre l’histoire des Inspecteurs Anonymes de chez Michelin ainsi que la méthode, je vous invite à lire ce mini e-book en cliquant sur l’image ci-dessous.

Social Search, ou comment Facebook peut ébranler le mastodonte Google

La définition

Le Social Search est un type de recherche où l’organisation des résultats de recherche se fait grâce aux interactions et aux contributions de votre réseau social (amis, followers…)

 

Le fait

Facebook va bientôt intégrer le moteur de recherche Bing  au sein du réseau de socialisation.

 

Les acteurs

 Facebook bien sûr, la locomotive mondiale des réseaux sociaux, qui revendique plus de 400 millions d’utilisateurs et qui souhaite apporter toujours plus de services à ses utilisateurs afin qu’ils passent encore plus de temps connecté sur Facebook.

 

Bing, qui non content de grignoter des parts de marché à Google depuis sa sortie en 2009, a contracté un solide partenariat avec Facebook afin d’implémenter la technologie de recherche Bing dans Facebook.

 

 

Google, d’ordinaire  en position monopolistique sur les marchés qu’il décide d’attaquer, se heurte à une forte  concurrence sur le marché plus que prometteur du Social Search.


 

Twitter, qui vient jouer les troubles fêtes. Véritable étendard du Real Time Web, Twitter fait trembler les acteurs du Social Search notamment par son..potentiel. L’utilisation mondiale de Twitter est encore  assez faible mais le service accroit chaque jour son nombre d’users.

 

 

 

Les dernières infos sur le gril

 

Facebook passe devant Google en terme d’audience aux Etats-Unis  selon une étude de Hitwise sur la seconde semaine du mois de Mars.

 

Facebook intégre l’implémentation automatique

Vous l’avez peut-être vu en utilisant le moteur de recherche de Facebook : l’implémentation automatique (accompagnement de la recherche avec suggestions selon l’orthographe) est désormais disponible sur le site de socialisation (cf communiqué de FB du 16 mars). Cette avancée permet de régler bien des écueils dans les recherches : en effet, avant cette intégration, il fallait taper le bon mot clé (sans fautes) pour espérer avoir des résultats en concordance. Cette technologie facilite grandement la visibilité des profils, groupes et autres pages fans. 

 

 

 Google intègre Facebook et Twitter dans ses recherches récentes

Google intègre le real time search dans son moteur de recherche. Ainsi, les messages et tweets postés respectivement sur Facebook et Twitter seront indéxés en temps réels sur des requêtes de recherche.

 

Twitter lance la plateforme « Promoted tweets »

L’info n’a pas pû vous échapper. Twitter lance sa plateforme publicitaire. Les annonceurs pourront acheter des mots clés et apparaître dans les résultats de recherche dans un premier temps. En service Beta avec quelques annonceurs dont Starbucks, la plateforme prtopôsera aux campgnes concluantes d’insérer des sponsored tweets dans la timeline des utilisateurs avec la mention « Promoted by … »


 

 

Les échecs récents de Google dans le Social Web

 

Google n’est pas à son premier coup d’essai pour intégrer du social dans sa marque. GoogleWave,, lancé en 2009, est un service à la croisée des chemins : à la fois messagerie instantanée, service e-mail, outil de réseautage collaboratif… Google Wave est une véritable plate-forme de communication.

Malgré un buzz conséquent relatif à la sortie, un effet de rareté dû à  la distribution au compte-goutte des invitations, Google Wave n’a pas su séduire un grand nombre d’utilisateurs. Les early-adopters n’ont pas tous été séduits par le service et n’ont que peu recommandé GoogleWave (de l’importance de l’influence des leaders d’opinion)

 

 


GoogleBuzz, lancé début 2010, se présente comme le réseau social de Google. Véritable Twitter-like, Google Buzz intègre des médias (photos, vidéos…) et ne contraint pas le nombre de caractères. Sur le papier, le succès de Google Buzz était quasiment assuré : 120 millions de comptes Gmail qui seraient implémentés de la technologie GoogleBuzz, un Twitter-like sans contraintes… Sur le papier seulement puisque quelques jours après sa sortie, de nombreux utilisateurs se sont plaints du non respect de la confidentialité et des données relatives à la vie privée par l’intégration de Buzz dans Gmail.

Surpromesse, problème de clarté, manque de valeur ajoutée… Google vient se subir en moins d’un an 2 échecs de lancement sur des services liés à la dimension sociale du web.

 

 

Les rapports de force

Sur le papier (ou dans les rapports financiers), on ne voit pas qui peut inquiéter Google. Dans les faits, la situation est tout autre : l’association Bing/Facebook est une véritable menace pour Google. Même si le taux de pénétration de Bing est dérisoire en France, il faut savoir que le moteur de recherche de Microsoft a déjà séduit plus de 10% des US users qui le préfèrent à Google ou Yahoo. Le rapprochement de Bing et Facebook devrait être un véritable levier pour Microsoft.

Twitter, qui peine encore à être rentable, devient un sérieux candidat dans la bataille du Social Search. Twitter fonctionne aujourd’hui en autonomie, mais il n’est pas dit que Twitter s’associe prochainement avec un moteur de recherche afin d’optimiser ce service (recherche de personnes, événements, clarification des hashtags….). Facebook en partenariat avec Bing, il reste donc à Google d’essayer de négocier avec Twitter pour intégrer leurs technologies de recherche.  


Les enjeux Business

Du SEO au SMO

Depuis l’avènement du web, et selon son organisation exécuté par les moteurs de recherche, le référencement naturel (SEO) est un élément clé de la visibilité d’un site (blog ou autres..). Les sociétés, les marques cherchent donc à faire apparaître leurs pages dans les premiers résultats sur des requêtes ou mots clés de recherche qu’ils ont défini.

La visibilité d’une page web est aujourd’hui nécessairement associée à la performance de son positionnement sur les moteurs de recherche.

La croissance exponentielle des réseaux sociaux ces dernières années ont contribué au développement d’une nouvelle méthode de référencement sur le web social : le SMO ou Social Media Optimisation. Le SMO consiste, pour une marque ou une organisation, à utiliser des fonctionnalités du web (RSS, espaces collaboratifs, boutons de partage, réseaux sociaux, blogs…) afin de contribuer, commenter, partager, converser avec son ou ses publics (clients, prospects, fournisseurs…).

Aujourd’hui, de nombreuses marques basculent une partie de leur budget SEO vers le SMO (parfois même sans savoir qu’elle font du SMO).

Vous l’aurez compris, tout l’enjeu ici est de voir comment les sociétés, marques et autres vont se comporter dans les années à venir. Si le SMO prend le pas sur le SEO, Google fragilisera sa position et sa santé financière car il faut savoir que Google base son modèle économique aujourd’hui sur les profits tirés du SEM (liens sponsorisés). Or, si l’audience de Google (moteur de recherche)  baisse, le SEM baissera lui aussi.

Bien sûr, ceci n’est qu’une supposition mais Google a, à mon avis, déjà anticipé cette possible évolution, et tente dès aujourd’hui d’y remédier.


Le Social Search By Google


Cette vidéo présente les nouvelles fonctionnalités de recherche sur le moteur de recherche Google. En effet, après s’être logué, vous pouvez accéder aux contenus de votre « social circle » sur une requête. Google intègre donc des résultats liés à l’activité, la publication et les commentaires de vos amis. Cela peut paraître intéressant en terme de recommandations, mais quid de l’utilisation?

Google ne propose qu’un ajout de recherche via son cercle social dans sa technologie.

Le challenge que doit relever la firme est l’adoption de ce nouveau service via l’inscription et le renseignement des réseaux sociaux associés à l’utilisateur.

 

 

L’analyse

Google est avant tout un moteur de recherche basé sur un algorithme seulement connu en interne. Google organise donc le web selon ses propres règles. Même si les internautes ont accepté et plébiscitent le moteur de recherche, le récent développement de services basés sur le principe de folksonomie (à savoir que le web est organisée selon une classification collaborative et une indexation faite par les utilisateurs eux-mêmes) risque d’égratigner la vision unique de l’organisation du web prônée par Google.

 

Google, Facebook, 2 ADN différents

L’ADN de la marque Google doit être vraisemblablement basé sur « service de recherche via requêtes ».

L’ADN de Facebook doit se situer autour de la notion de « partage avec son cercle social ».

Google veut intégrer du Social, Facebook veut intégrer de la recherche. Ok, mais quel est le mieux armé pour aller chercher l’autre su son propre terrain ?

 

Je crois fortement aujourd’hui que Facebook a toutes les cartes en main pour bousculer Google sur le territoire de la recherche via le Social Search. Facebook a déjà une forte maîtrise du social graph, des usages et interactions entre les utilisateurs, de l’analyse des comportements…. Facebook et Bing doivent aujourd’hui seulement développer un outil de recherche adapté au site de socialisation afin de voir émerger le contenu pertinent posté par son cercle social primaire (nos amis) ou son cercle social secondaire (les amis de nos amis). En sachant le nombre de publications que chaque utilisateur peut faire sur une produit, un lieu, un service…. Je vous laisse imaginer le potentiel de contenus que Facebook possède, reste plus qu’à organiser l’information selon le cercle social de l’utilisateur.

 

Google, on l’a vu, reste sur 2 expériences peu concluantes dans le domaine du web social. L’intégration et l’indexation de résultats en temps réel provenant de Twitter et Facebook n’est aujourd’hui pas la panacée, elle résulte seulement d’une réponse d’une faiblesse interne et surtout d’une menace de ces réseaux sociaux. Google subit la loi des réseaux sociaux, qui deviennent prépondérants dans la consommation d’internet par les personnes.

 

L’utilisateur a déjà pris le pouvoir du contenu (UGC) il va peut-être bientôt rendre le pouvoir de l’utilisation et de  l’organisation du web (folksonomie). N’est pas cela le web 3.0 où l’internaute, non content de produire du contenu et d’interagir, organise celui-ci selon son propre schéma de pensée. Et cà, Google va devoir s’y faire…


Social Search : Et Foursquare dans tout ça

Foursquare, Gowalla, Plyce,Dismoioù… tous ces services sont des réseaux sociaux basés sur la géolocalisation de l’individu. Ne serait-ce pas peut être eux qui vont détenir une bonne part du gâteau dans le Social Search?

Ces services, très axés sur la recommandation d’un lieu à son cercle social mais aussi aux utilisateurs du service, ont développé des interfaces afin que l’utilisateur puisse partager ces lieux. Manquerait plus qu’à ces services d’intégrer un moteur de recherche pour intégrer les commentaires et recommandations des amis et users sur un hôtel, un resto, un musée…. Limitatif en terme de recherche (impossibilité de rechercher une recommandation sur un produit, service…) mais intéressant tout de même.

Plus d’infos sur ces services dans un prochain billet. Stay tuned 😉

 Sources 

Le Figaro Économie –  article « Google adapte son rythme à Twitter et Facebook »

Le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/17/une-plainte-deposee-contre-google-buzz-aux-etats-unis_1307212_651865.html

Le Figaro – Twitter dévoile son modèle économique

Vendesign – Twitter lance sa plateforme publicitaire

 

A lire en complément

Article de ReadWriteWeb sur Facebook et notamment sur le paragraphe SEO vs. Community Management : round 1 

Pendant ce temps là … sur Twitter #2. France/US Nous n’avons pas le même Twitter

Le fait du jour :

Bill Gates investit la Twittosphère ou comment avoir 150 000 followers en 13 heures, 3 tweets et 2 retweet.

C’est sans doute l’info Twitter de ces dernières 24 heures. Bill Gates, fondateur de Microsoft, a ouvert un compte Twitter. En quelques heures, la nouvelle a fait le tour du monde (le tour du monde des Twittos).
Pourtant, Bill Gates n’a pour l’instant twitté que 5 fois et aucun de ces tweets ne mérite une attention « internationale ».

 
La réflexion :
Nos usages sont différents de ceux de nombre de Twittos Américains. Une importante frange de Twittos US ont un usage purement personnel du service. Qui dit personnel dit …inutile ?

 
Les différences d’usages France /US

Des récents chiffres montrent que seulement 130 000 français sont utilisateurs actifs de Twitter en France, plus de 6 millions aux US.

Ce qui est Intéressant, dans l’étude de Sysomos, est de voir que malgré la médiatisation exponentielle du service en 2009 par diverses sources (médias, blogs …) Twitter reste encore un service sous-exploité en France.
Globalement, on peut référencer aujourd’hui sur le Twitter français des early adopters, des professionnels (Web, TIC,  communication/pub, intelligence économique…) , des blogueurs (culinaires, high tech…), des marques, des politiques. [Liste non exhaustive]
Bref, les usages de Twitter en France sont globalement reliés à la sphère professionnelle de l’individu.
Et aux US ?



 
Twitter se Facebookise
Bill Gates est sans nul doute une personne qui mérite d’être suivi, son activité sur Twitter risque d’être fort intéressante. Mais ce qui m’incite à écrire ce billet, c’est la propension des Twittos américains à suivre des célébrités. L’usage du service pour une partie des américains est bien plus personnel que la notre.
De nombreux comptes Twitter aux US sont animés par des tweets relatant le goût de la dernière pomme mangée ou le fait que son facteur n’ait pas dit bonjour le matin. Les timeline se retrouvent pleines d’informations futiles (pour ne pas dire inutiles).


 
Twitter, la page Fan Facebook en temps réel

Shaquille O’Neil, Bill Gates, Ashton Kutcher, Britney Spears… ces personnes célèbres sont suivis par des hordes de fans qui guettent sur leur timeline de la dernière info croustillante qu’ils pourraient détenir. Bien sûr, j’exagère un peu en mettant Bill Gates dans ce panier (bien garni).

 
France : intérêts / US : popularité

Certains usages de Twitter outre Atlantique sont seulement dictés par le fait de suivre des célébrités.
En France, nous suivons des personnes par rapport à nos centres d’intérêts.

 
Sauvons le soldat Twitter
Les usages français de Twitter sont aujourd’hui propices à l’échange,  au partage d’infos, de données. En France, nombre de tweets renvoient vers  des liens externes (articles, billets, vidoés..).  Je ne suis pas contre la démocratisation de service, bien au contraire, j’incite souvent mon entourage à s’inscrire, mais je n’aimerai pas que la Twittosphère française soit infestée de tweets inutiles.

Qu’en pensez-vous ? What do you think about ?

Pendant ce temps là … sur Twitter #1 : les sportifs soignent leur image

Dédé Gignac (@andregignac) la semaine dernière, Lionel Nallet (@nallet) et Sébastien Chabal (@sebchabal) il y a quelques mois, nos chers sportifs français investissent Twitter. Timides encore sur la toile, 2010 verra sûrement nos héros investir Twitter pour gérer leur communication formelle…. et informelle.

 

Leurs motivations ?

1. Gérer leur communication
Twitter leur offre la possibilité de prendre la parole, de s’exprimer en s’affranchissant des journalistes et des rédactions. Rumeurs, démentis, Twitter devient le porte voix direct de la parole du sportif. Plus besoin d’intermédiaire, le sportif assume ses propos et évite le biais de la retranscription biaisée des informations par les journalistes.

 
2. Offrir une proximité

Twitter rapproche les sportifs de leurs fans,  de leur public en général. Certains sportifs (notamment les footballeurs) demeurent assez inaccessibles auprès du grand public.  Twitter offre la possibilité au public de suivre les sportifs et au sportif de converser (même si la conversation est limité sur Twitter) avec ses followers.

 
3. Veiller sur leur réputation

La e-reputation des sportifs, notamment celle des plus populaires, est un véritable champ d’analyse, de veille et d’investigations.
Prenez le cas de Sébastien Chabal : imaginez le nombre de sources et la quantité de territoires d’expressions qui traitent du sujet « Chabal » sur Internet.
Le principal intéressé, soucieux de son image, doit sans doute vouloir être au plus près des flux de conversations et de publications générés sur lui. Son activité sur Twitter peut lui permettre de baliser un territoire d’expression où il pourra librement commenter son actualité, s’expliquer sur un événement, couper à toute rumeur…

 
60 millions de sélectionneurs…  et moi, et toi, et nous….

Des événements peuvent influer sur l’image perçue des sportifs : positivement ou négativement, la passion et la ferveur sportives sont autant de facteurs déclenchant opinions, avis, réactions plus ou moins contradictoires vis-à-vis d’une actualité. Pour preuve, la « main de Thierry Henry » a pris une dimension immense, où chacun est allé de sa petite phrase. Même Christine Lagarde, qui je crois n’a aucune légitimité pour donner son avis sur la question, a souhaité donner son avis sur la question.

Chacun de nous, dès que nous entrons dans la peau du spectateur (supporter, fan…) , nous nous transformons en avocat de la défense et partie civile successivement. Véritables amnésiques, nous sommes prêts à conspuer un footballeur ayant fait une faute pénalisant l’équipe et à le porter en triomphe dix minutes plus tard car ce même joueur a fait gagné l’équipe.
A ma connaissance, seul le sport provoque en nous des réactions aussi peu douées d’objectivité et de raison. Jurez-moi que vous n’avez jamais parlé du sort et de l’avenir de Raymond Domenech avec vos collègues, amis…

 
Comment gérer la critique, sur des comportements autant que sur des performances ?

Le sportif, dès qu’il entre dans l’arène, est obligatoirement soumis à la critique.
Il serait présomptueux de ma part que d’établir des schémas pré-établis et de donner des conseils aux sportifs. En revanche, mon passé de sportif de haut niveau me donne une certaine expérience dans l’appréhension et la gestion de la performance et de l’échec.

 
Alors comment puis-je répondre à un flot de critiques après une contre performance ? ou après un événement néfaste m’impliquant directement ?

 
L’instantanéité du web et la propension exponentielle de l’UGC sont autant de vecteurs de buzz potentiellement négatifs. Vous pouvez vous retrouver acculer  et esseulé en quelques heures après un bad buzz. La récente expérience de Thierry Henry nous fait penser que le droit de réponse doit être engagé le + rapidement possible. Suite à un buzz négatif, le sportif doit rapidement réagir. Ici se pose le nœud du problème : Comment réagir à chaud tout en gardant la tête froide ?

 
Il n’existe pas à ma connaissance de recette miracle. Je crois simplement que l’honnêteté, la bonne foi et la transparence sont autant de qualités à utiliser dans toute réponse.
Et puis, surtout, ne pas réprimer son caractère : répondre à ceux qui vous manquent de respect, qui profèrent injures, insultes…

 
Bref, l’Internet n’est qu’un nouveau territoire de communication  où les règles de gestion de la réputation n’ont pas changé, elles ont seulement évolué.

Alors, chers amis sportifs, soyez authentiques.

 
Quelques sportifs sur Twitter (liste pas du tout exhasutive) :

Football
@andregignac
@ FreddyAdu11
@andresiniesta8
@KarimBenzema
@anelkaofficiel
@C_Ronaldo

Rugby
@sebchabal
@nallet

Tennis
@andy_murray
@serenajwilliams
@Venuseswilliams
@andyroddick

Free style
@tonyhawk

Cyclisme
@ lancearmstrong

Basket Ball
@ THE_REAL_SHAQ
@ the_real_nash

Guerre des Médias : la bataille se prolonge sur Twitter

Cela fait un petit moment que je vois plusieurs titres de presse débordant d’activité et d’ingéniosité afin d’intéresser un large public sur Twitter : un journaliste du Nouvel Obs (Olivier TOSCER) avait ouvert un compte Twitter lors du procès Clearstream afin de relayer l’information en temps réel au plus près de ce procès politico-médiatique.

Le développement d’ Uppertweet, API Twitter permettant de visualiser les tweets les plus partagés (via retweet), les marques les plus cités, les utilisateurs les plus retweetés… montre en gros plan le basculement de la diffusion de l’information par les grands groupes médias français sur Twitter. Pour preuve, Uppertweet indique que lors du dernier mois, le Top 5 des marques les plus cités sur Twitter sont autres que 5 titres de presse, respectivement Les Échos, Le Figaro, Le Monde, Libération et Le Parisien . Le Top 10 est complété par 2 chaînes de TV (TF1, LCI) accompagné de l’OM (Olympique de Marseille), du PSG et de Free, seules marques hors univers média.

Suractivité des marques médias sur Twitter : Pourquoi ?

Cette surexposition de ces « marques médias » sur Twitter est principalement dû à une anticipation et une adaptation de ces supports au changement progressif de consommation de l’information. La génération Y, dont je fais partie, est aujourd’hui peu encline à débourser 1 voire 2 € en kiosque pour acheter un titre de presse. D’un autre côté, une large frange de cette population est surconsommatrice d’informations (ou infobèse).

Les titres de presse, travaillant sur le support le moins réactif face à l’actualité, ont trouvé des intérêts et deviennent les plus actifs sur Twitter. En effet, le schéma ci-dessous (que j’aime bien utiliser pour illustrer mes propos) montre bien la circuit temporel de la propagation d’une information depuis sa génèse selon les supports.

La presse renverse la tendance

La  faiblesse initiale des titres de presse se transforme en une force puisque Twitter permet aux titres de presse et aux journalistes de ses supports de passer devant les rédactions TV et radio dans le partage d’informations. Twitter remet en fait les supports médias sur une même ligne : la publication d’une information, d’un scoop ou d’un événement se fait sur Twitter avec un renvoi quasi-systématique vers un article en ligne. Ensuite, les articles de fond et d’analyse sont traités sur les supports (TV, radio, presse…).

Le service Twitter, devenu un méga réseau d’informations, est en train de redistribuer les cartes : ce sont les supports qui utiliseront le mieux le service qui gagneront la bataille du lectorat, de l’audience et de la diffusion.
L’histoire ne dit par contre pas ce qu’il va advenir de la presse payante confronté à la tendance de consommation d’informations des générations Y et C (qui consomment essentiellement du gratuit.

La bataille du Real Time Search and Real Time Web : Google, un empire en danger.

Imaginez : le moteur de recherche Google utilisé comme simple annuaire d’URL de sites à informations statiques.

Utopie ou prospective ?

« Tout va plus vite, tout s’accélère » disait Yann Arthus Bertrand dans le docu-film HOME sur le changement climatique. On pourrait aujourd’hui reprendre ses mots pour parler du système d’informations, boosté par la massification de l’utilisation des réseaux sociaux.
Le développement des interconnexions (dû notamment à l’essor des médias sociaux) accélère le processus de diffusion de l’information. Celle-ci devient quasi instantané : tweets de journalistes lors du procès Clearstream (@obs_clearstream @amaury_guibert). L’information devient même future ou/et prédictive : annonce des résultats des élections régionales Allemandes sur Twitter avant même la fermeture des bureaux de votes (http://alturl.com/zwmi).

Dans ce processus de diffusion de l’information, chaque média ou support vient apporter sa contribution et son analyse en fonction de sa réactivité et de son format. La presse écrite sembelrait être le média le plus fragilisé par le Real Time Web. Une information sur un canard la mardi matin a déjà parcouru le système d’informations, touchant une large frange de la population. Je n’annonce pas ici la mort de la presse écrite (Le relais du Nouvel Obs via Twitter montre l’adaptation du support au Real Time Web) mais je pense que son salut passera par le reportage ainsi qu’un certain éditorialisme.

Venons en aux causes du développement du Real Time Web. Au delà de la technologie qui est venue « donner de l’eau au moulin » des dévoreurs d’informations, quelques leviers ont favorisé et favorisent l’émergence du Real Time Web. Le développement de l’UGC (user Generated Content), la dynamique insufflée par la blogosphère contribuent à nous transformer en producteurs et/ou propulseurs d’informations.
Jusqu’ici, aucun scoop. Mais cette tendance du personal journalisme en appelle 2 autres : la boulimie et la bêta information.

L’internaute entré dans cette mécanique de recherche d’infos toujours plus exclusives, est en veille constante (boulimie) afin d’être au plus près (en terme de temps) de la naissance de l’information voire même être à la naissance de l’info et détenir le scoop (bêta information).

2 types de consommateurs d’informations
Une fracture s’établit entre 2 types de consommateurs d’informations :
– le traditionnel : il regarde le 20h à la TV, lit les journaux papiers, écoute la radio…
– Le H24 Connect : en veille sur son Dashboard agrégeant l’activité de ses comptes sur les réseaux sociaux, il est en alerte sur les sujets qui l’intéressent.

Pendant que le traditionnel prend connaissance des informations du jour au 20 heures de TF1, le H24 Connect est déjà en train de rechercher ou de relayer l’information phare qui sera présent sur tous les supports médias traditionnels le lendemain.

Au royaume de l’information en temps réel, Twitter est ROI

Le réseau social de microblogging Twitter, principale plateforme du Real Time Search, possède toutes les fonctionnalités développant la croissance du Real Time Search. Sur le terrain du Web de l’instantané, Twitter est en passe de devenir un Google killer, Bing killer, Facebook killer… Facebook a réagit en adaptant le système de communication Twitter et en créant des passerelles entre les 2 réseaux sociaux (possibilité de publier les tweets sur Facebook : http://apps.facebook.com/twitter/).
Et Google dans tout ça ?

Google a bien compris aujourd’hui que le Real Time Web et surtout le Real Time Search seront les futurs procès de recherche sur la toile. Seulement, Google tarde à réagir ou investi le monde du real Time Search assez timidement.
Google a développé un moteur de recherche, Twiogle (http://twiogle.com/), où sont indexés les tweets en temps réel et les résultats du moteur Google sur une recherche. Mais Google reste sur son système de recherche « traditionnel ». Très récemment, Google a indexé les Hot Trends sur son moteur de recherche afin de faire remonter les tendances du web. Tentative vaine de plagier Twitter ?

Bing, le moteur de recherche de Microsoft, a lui aussi intégré Twitter dans son moteur de recherche. Bingtweeets (http://bingtweets.com/) est une interface plus en phase avec la tendance du Real Time Search. Un espace agrège même les Trendings topics de Twitter classé en 3 thèmes (place, product, people).

Twitter n’est qu’un outil, mais il est aujourd’hui le fer de lance du Real Time Search et Google est les autres mastodontes du web vont devoir réfléchir et repenser leur moteur de recherche pour s’adapter aux changements de consommation de l’information par les internautes.

Plus d’info et formation sur le real Time Web : le blog de Jean Luc Raymond http://blog.jeanlucraymond.net/post/formation-real-time-web-formation-web-de-l-instantane